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Temps de lecture: 2 minutes - Repéré sur The Debrief
Aujourd'hui, des bracelets connectés aux applis qui traquent notre activité physique, notre santé n'a jamais été autant observée. Pour une équipe de chercheurs de l'Université de Tokyo, ces outils fournissent des indicateurs importants (comme le nombre de pas ou la pression artérielle) mais se heurtent également à des obstacles pratiques et analytiques qui rendent les données fournies incomplètes, indique The Debrief.
«Les approches conventionnelles sont souvent invasives ou ne fournissent que des instantanés dans le temps», précise le professeur Hiroyuki Fujita. Dans le but d'augmenter le volume d'informations, l'équipe s'est penchée sur un dispositif pouvant mesurer des biomarqueurs directement à l'intérieur du corps humain. À l'instar d'un voyant moteur sur une automobile, il avertirait lorsqu'une maladie potentielle ou l'apparition de protéines liées à un niveau élevé de stress sont détectées.
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Une alerte sous la peau
L'objectif de cette étude, dont les résultats sont publiés sur le site de l'université, était «d'explorer un système biologiquement intégré permettant une détection continue et une interprétation intuitive, même à domicile», explique Hiroyuki Fujita.
En collaboration avec RIKEN et Canon Medical Systems Co., les scientifiques ont exploré un concept de peau artificielle capable de capter des données et d'émettre une lumière visible pour les transmettre. Pour tester leur création, l'équipe de Hiroyuki Fujita a transplanté la peau sur des souris de laboratoire. Après avoir volontairement provoqué une inflammation, le bout d'épiderme s'est mis à émettre une lumière verte, grâce à une protéine naturellement fluorescente.
Cette peau «vivante» serait nourrie par les fonctions naturelles du corps et ne nécessiterait aucune source d'énergie externe. Ainsi, des capteurs de surveillance continue pourraient y être intégrés et fournir des informations, par exemple aux patients à haut risque.
Bien que toujours à l'essai, ce dispositif ouvre la voie à une approche inédite, biologiquement fondée, pour créer des tissus vivants de surveillance. Les chercheurs expliquent que leur technologie pourrait être utilisée au-delà du secteur médical, permettant aux athlètes de haut niveau de disposer d'informations cruciales pour l'amélioration de leurs performances.





























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