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ANIMAUX. Le Refuge CRM, qui fonctionne par un réseau de 182 familles d’accueil, interpelle la population afin de continuer sa mission de venir en aide aux animaux abandonnés, dans l’espoir de leur offrir une deuxième vie.
«On n’a pas de local physique parce qu’on ne veut pas que les animaux soient à longueur de journée dans des cages, explique Mélanie Arton, copropriétaire du refuge. On s’occupe aussi de ceux avec des particularités, par exemple sauvage, semi-sauvage, ou teigneux».
L’organisme couvre les territoires qui sont non servis par la SPCA en Mauricie et au Centre-du-Québec. «Tous nos animaux sont examinés, vermifugés, vaccinés, traités contre les parasites, stérilisés et micropucés».
Depuis quelques mois, le Refuge CRM voit une hausse des demandes de prises en charge. Chaque semaine, Mélanie Arton et son conjoint, Éric Déry, reçoivent entre 50 et 100 appels ou messages de gens qui veulent se départir de leur animal. «C’est un peu l’apocalypse, on est en triple surpopulation. On a 360 chats et 2 chiens. C’est sûr qu’on est un refuge sans euthanasie, on donne la chance à tout type d’animal, ce sont des frais supplémentaires, mais je ne serais pas capable de dire “toi tu vis, toi tu ne vis pas”. On veut vraiment laisser la chance à chacun d’avoir leur place en sécurité et au chaud», confie Mélanie Arton.
Selon elle, plusieurs personnes ne font pas stériliser leur animal parce que les frais de vétérinaire ont explosé. «À ce moment-là, malheureusement, ça fait des portées et des portées… Un moment donné, les gens se tannent parce que leur animal est en chaleur et demande tout le temps la porte, alors ils n’en veulent plus. Avant, c’était plus le rush le 1er juillet, maintenant le rush est constant. J’ai des propriétaires aussi qui m’ont téléphonée parce que le locataire a quitté sans ses animaux», raconte-t-elle.
Le Refuge CRM s’occupe de 1000 à 1500 chats et une cinquantaine de chiens par année. Les familles d’accueil acceptent de s’occuper transitoirement d’un animal pour diverses raisons : certains ne veulent pas d’animal à long terme, d’autres accueillent dans le but d’adopter. D’autres, enfin, sont satisfaits quand l’animal trouve sa famille pour la vie et se réjouissent à leur départ de pouvoir en sauver un autre.
L’important, c’est qu’il y ait un bon pairage, tant au niveau de la famille d’accueil que pour les familles adoptantes. «Comme on dit toujours, on ne peut pas choisir un animal sur une photo. Il faut vraiment qu’il y ait un contact et une chimie entre les deux. Parce que notre but, ce n’est pas qu’il revienne au refuge parce que ça n’a pas fonctionné», souligne Mme Arton.
Un événement à Drummondville
Les 25 et 26 juillet, à l’Hôtel Best Western, un événement organisé par le refuge aura lieu, afin d’amasser des dons pour continuer sa mission. L’équipe sera présente pour répondre aux questions des gens. «C’est pour ça qu’on fait la levée de fonds à Drummondville, parce qu’on n’y arrive plus».
Sur place : tatoueurs, massage sur chaise, une trentaine d’artisans exposants et des chats pour adoption. «On ne peut pas amener 360 chats, donc si les gens ne trouvent pas leur match sur place, ils pourront toujours planifier une rencontre dans une famille d’accueil pour aller visiter un animal qu’ils ont vu dans notre catalogue», explique la copropriétaire.
Samedi 25 juillet : 9 h 30 à 18 h
Dimanche 26 juillet : 9 h à 16 h


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