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Les Villegas avaient trouvé de beaux écrins de bijoux pour leurs deux vacations de la fin du mois de février. Ils venaient mettre de la couleur dans un ensemble de meubles, tableaux et objets d'art, anciens et parfois modernes. La joaillerie est un des fers de lance, désormais, de cette illustre maison bruxelloise qui doit avoir près de cinquante ans d'âge. Les lots estimés entre 2 000 et 4 000 € se sont en général bien défendus. Les ventes publiques sont toujours une loterie, il faut en avoir conscience. On peut y gagner plus qu'en vendant à un marchand, mais on peut aussi brûler la marchandise, si elle ne se vend pas. Au-delà des 4 000 €, ce fut un peu plus compliqué, avec, notamment, le retrait du lot le plus chèrement estimé. Il s'agissait d'un grand collier à quatre rangs de perles tenus par un saphir de Ceylan pesant 6,90 carats. Le lot a été retiré sous les 65 000 € d'estimation basse.
Emeraude et platine
Cette déception fut compensée par la réussite d'un autre collier, à regarder comme un pendentif, dont la boucle se terminait par une émeraude naturelle de 28,47 carats, ce qui est considérable. Les diamants du collier pesaient, eux, 7,90 carats. Ici, le marteau tomba à 28 000 €. On donna encore 7 200 € pour une broche en platine couverte de diamants et représentant comme un ruban noué. Le platine était encore de mise pour une bague sommée d'une émeraude de 5,49 carats. Pour ce lot, il fallut assumer 9 000 €. Un bracelet français, sans doute des années trente, présentait la particularité d'être double face. D'un côté, l'or jaune était serti de rubis. De l'autre, on y voyait de saphirs. Cette très jolie pièce a été disputée jusqu'à 13 000 €.
Dans d'autres domaines qui ne manquèrent pas de charme, on distinguera une jeune femme nue, qui n'en manquait pas (de charme), dessinée par Charles Watelet, en 1919. Sa toile de 60 x 40 cm a été convoitée jusqu'à 2 400 €. C'est le double d'un Bouquet romantique tracé au pastel par Firmin Baes, adjugé dès lors à 1 200 €. Pour une feuille de 100 x 100 cm, due aux crayons d'Isabelle de Borchgrave, on donna 1 300 €. Le sujet montrait en 2004, des Cabines de plage, sans doute au Zoute. On appréciera encore les 2 800 € obtenus pour une Nature morte aux pommes, de Roger Van Gindertael (1899-1982), mesurant 42 x 32 cm. Par contre, les soixante-trois gouaches de Jan De Boever (1872-1949), destinées à illustrer Les Fleurs du Mal, de Charles Baudelaire, ne trouvèrent pas preneur. On les attendait à, au moins, 35 000 €. C'était un magnifique album, superbement relié, en 1931. Sur le site de la salle, on trouve d'autres belles enchères.
- Ventes publiques Où Chez Horta, 70, avenue de Roodebeek, à 1030 Schaerbeek. www.horta.be. Bureaux sur place et à Knocke-Duinbergen, tous les week-ends. Quand Les 23 et 24 février derniers.
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