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En savoir plus- Le télescope James Webb a révélé, à plus de 700 années‑lumière, PSR J2322‑2650b — une exoplanète dont la composition remet en cause les modèles de formation planétaire.
- Compagnon d’un pulsar, l’astre est fortement déformé par les marées et constitue un cas exceptionnel évoquant un système « veuve noire » où la planète peut être érodée par les vents du pulsar.
- Dominée par l’hélium et le carbone, son atmosphère — avec des nuages de suie et la possibilité de carbone cristallisé en diamants — paraît incompatible avec les mécanismes de formation connus.
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À plus de 700 années-lumière de la Terre, une exoplanète atypique observée par le télescope James Webb bouscule les scénarios de formation planétaire. PSR J2322-2650b, déformée par la gravité d’un pulsar et dotée d’une atmosphère riche en carbone, reste un objet difficile à expliquer pour les astronomes.
Une planète en forme de citron vient de mettre à l’épreuve les modèles astronomiques établis. Grâce au télescope spatial James Webb de la Nasa, des scientifiques ont observé une exoplanète rare, de la taille de Jupiter et située à plus de 700 années-lumière de la Terre, dont la composition atmosphérique inattendue a été dévoilée dans un article publié le 16 décembre 2025 dans la revue The Astrophysical Journal Letters, de quoi remettre en question les connaissances en matière de formation de planètes.
Un système « veuve noire » exceptionnel
Baptisée PSR J2322-2650b, cette exoplanète intrigue autant par sa forme que par son environnement. Orbitant autour d’un pulsar — une petite étoile morte qui émet des rayonnements en deux jets, elle aurait acquis sa forme étirée, semblable à un citron sous l’effet des forces gravitationnelles de l’astre. D’ordinaire, les pulsars ont pour compagnons d’autres étoiles : dans les systèmes dits « veuves noires », leurs vents érodent progressivement cette compagne jusqu’à la détruire. Voir une planète jouer ce rôle à la place d’une étoile est donc un scénario exceptionnel.
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PSR J2322-2650b n’étant située qu’à 1,6 million de kilomètres de son étoile, une distance 100 fois moins importante que celle qui sépare la Terre du Soleil, la planète effectue une orbite complète en un peu moins de 8 heures. Son atmosphère est décrite par les astronomes de l’université de Chicago qui l’ont observée comme exotique, dominée par l’hélium et le carbone. Des nuages de suie y flotteraient, et les scientifiques envisagent qu’en profondeur, ce carbone puisse se comprimer et se cristalliser en diamants.
Le mystère de sa formation
Reste un point majeur : la façon dont cette planète s’est formée demeure un véritable mystère. « Cette planète s’est-elle formée comme une planète normale ? Non, car sa composition est totalement différente », explique dans un communiqué Michael Zhang, à la tête de l’équipe de recherche à l’origine de la découverte.

« S’est-elle formée par l’arrachement de la surface d’une étoile, comme c’est le cas pour les systèmes de veuves noires « classiques » ? Probablement pas, car la physique nucléaire ne produit pas de carbone pur. Il est très difficile d’imaginer comment on peut obtenir une composition aussi riche en carbone. Cela semble exclure tous les mécanismes de formation connus » conclut l’universitaire. Encore une preuve que l’Univers ne lit pas nos livres de physique.
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