Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Des algues à sushis d’ici

4 month_ago 39

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

William Cyr-Lamy a développé une passion pour l'eau aux Philippines et en Indonésie, où il a travaillé pendant plusieurs années à la restauration des coraux. En rentrant au Québec, il a eu peur de devoir rester à terre.

Comme beaucoup de monde, je pensais qu’on n’avait pas de mer au Québec. Et que l’eau, c’était fini pour moi, raconte-t-il.

Puis il a exploré Les Escoumins, sur la Côte-Nord, et les fonds marins de la région. Il a alors découvert la diversité des algues du Québec.

Il a appris à les identifier, à les cueillir à la main et même à en cultiver certaines, en retournant aux études à l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (EPAQ), à Grande-Rivière, en Gaspésie.

Portrait de William Cyr-Lamy avec des algues suspendues.

William Cyr-Lamy fait sécher des laminaires sucrées (aussi appelées Kombu Royal) récoltées à quelques encablures de là.

Photo : Radio-Canada / Carine Monat

Il existe dans le monde plus de 12 000 espèces de macroalgues – les algues visibles à l'œil nu. Le Canada en compte plus de 800 espèces, et le Québec, environ 200. La plupart vivent dans la zone intertidale, la partie de la berge couverte et découverte au gré des marées. Elles sont classées en trois familles selon leur pigmentation : les vertes, les rouges et les brunes.

Depuis 2023, William Cyr-Lamy est cueilleur d’algues sauvages. Ciseaux à la main, il sillonne la Haute-Côte-Nord pour ajouter des algues dans nos assiettes. Il les vend au marché ou à des restaurateurs.

Mais la récolte d’algues sauvages au Québec reste marginale. L’absence de données scientifiques freine le développement de l’industrie.

Certains inventaires datent de plus de 30 ans, parce que le ministère des Pêches et des Océans du Canada ne voyait pas les algues comme une ressource exploitable, mais comme un habitat pour poissons à conserver.

Des algues au bord de l'eau.

La marée basse aux Escoumins découvre une forêt sous-marine d’ascophylle noueuse (moins intéressante sur le plan gustatif) et de fucus.

Photo : Radio-Canada / Carine Monat

Devant l'insistance de l’industrie, le ministère a reconnu que la désuétude des données affecte la gestion efficace des stocks pour toutes les espèces de macroalgues récoltées.

En 2025, les scientifiques de Pêches et Océans Canada ont fait des recommandations dans un rapport sur l’état des lieux des connaissances et des pratiques de récolte, avant de transmettre la gestion de l’exploitation des algues au gouvernement du Québec.

Un reportage de Carine Monat et de Simon Giroux à ce sujet sera présenté à l'émission La semaine verte diffusée sur ICI Télé samedi à 17 h (18 h 30 HA).

Opter pour l’algoculture

Pour préserver les algues sauvages et éviter de nuire à leur rôle dans l’écosystème, William Cyr-Lamy s’est aussi tourné vers la culture des espèces d’ici. Le but, c’est vraiment de faire de la microferme d'algues, explique-t-il.

La cueillette en parallèle lui permet de mieux comprendre leur cycle de vie pour les reproduire.

Au Québec, on compte à peine une poignée d’algoculteurs, qui font souvent un autre élevage en mer, de moules ou d'huîtres. Ils maximisent ainsi leurs installations.

Les enseignants-chercheurs de l’EPAQ Éric Tamigneaux et Isabelle Gendron-Lemieux font de la recherche pour aider au développement de l’industrie.

Sur l'ensemble de la planète, 97 % des algues sont produites en aquaculture. Et seulement 3 % sont issues des activités de cueillette en milieu naturel, note M. Tamigneaux. Elles ne sont pas seulement destinées à l’alimentation humaine. Elles servent aussi dans les domaines pharmaceutique, cosmétique, agricole et agroalimentaire, particulièrement en Occident.

Éric Tamigneaux tient une algue.

Éric Tamigneaux enseigne et fait de la recherche à l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec, associée au Cégep de la Gaspésie et des Îles.

Photo : Radio-Canada / Carine Monat

Les deux chercheurs ont longtemps travaillé sur la production de la laminaire sucrée (aussi appelée kombu royal, Saccharina latissima), l’algue la plus cultivée en Occident.

Il faut éviter que le secteur ne dépende d’une seule espèce. Ainsi, on a beaucoup travaillé à diversifier le portefeuille des espèces cultivables en se basant sur celles qui sont techniquement cultivables et pour lesquelles il existe un marché, explique Éric Tamigneaux.

Ils ont ainsi réussi à cultiver la dulse (ou main de mer palmée) et le lacet de mer. Leur dernière candidate à la culture, c’est la nori, l’algue qui enveloppe nos sushis. Les espèces asiatiques font l’objet d’une importante culture en Asie.

Portrait d'isabelle Gendron.

Isabelle Gendron-Lemieux est aussi enseignante-chercheuse à l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec.

Photo : Radio-Canada / Claude Bellemare

Isabelle Gendron-Lemieux souligne qu’il existerait huit espèces de nori dans la province. Elle cherche à domestiquer l’une d’entre elles, Wildemania amplissima.

C’est aussi l’espèce qui intéresse William Cyr-Lamy. La culture d'algues de nori permettrait d'avoir assez de biomasse pour créer des produits comme les feuilles de sushi ou les chips d'algues, qu'on connaît très bien, sans avoir à importer celles d’Asie.

D’autant plus que la nori est assez difficile à récolter. Il n’est souvent présent qu’en petite quantité et parfois, seulement trois semaines dans l’année, précise William.

Pour une consommation à grande échelle, Isabelle Gendron-Lemieux précise que c'est mieux d'aller vers la culture, pour préserver les stocks. Son ancien élève abonde dans le même sens.

Des algues sur un rocher.

La nori est une algue rouge qui se trouve en petite quantité accrochée à des rochers par son crampon. Isabelle Gendron-Lemieux la décrit comme un mouchoir très fin, voire transparent.

Photo : Radio-Canada / Vincent Archambault-Cantin

Et la nori a de nombreux atouts. Elle est riche en protéines et se vend très cher sur le marché de l’alimentation. Il est aux algues ce que la truffe est aux champignons.

De plus, comme il est déjà connu des gens d’ici, nul besoin de développer de nouvelles habitudes de consommation.

Les algues sont des aliments bons pour la santé, explique Lucie Beaulieu, chercheuse en nutrition à l’Université Laval. Elles sont riches en nutriments, en vitamines, en minéraux et en fibres. Certaines ont même beaucoup de protéines. Pour 100 g de nori, on a environ 50 g de protéines. Et pour 100 g de poulet, on en a environ 30. Avec l'augmentation constante de la population mondiale, c'est intéressant de pouvoir diversifier les sources de protéines.

Les noris sont cultivées principalement en mer au Japon, en Chine et en Corée du Sud.

Il n'y a pas de production commerciale de nori au Canada, ni même en Europe ou aux États-Unis, parce que sa culture est plus difficile que celle des autres algues.

La condition numéro un pour cultiver une algue, c'est de comprendre et de contrôler son cycle de vie pour pouvoir la reproduire et la propager, indique Éric Tamigneaux, qui travaille sur les algues depuis plus de 20 ans.

Un ballon de verre devant un aquarium.

Au premier plan, le ballon d’eau de mer dans lequel la chercheuse Isabelle Gendron-Lemieux a réussi à faire pousser de nombreuses noris, encore petits ici. Derrière, des cordelettes ensemencées de spores d’algues, qui seront ensuite installées en mer autour de plus grosses cordes ou d’un filet.

Photo : Radio-Canada / Carine Monat

Le cycle de vie de la nori est plus complexe que celui de la laminaire sucrée, par exemple. Pour la reproduire, il faut libérer ses spores deux fois plutôt qu’une.

Chaque étape requiert différentes conditions de lumière et de température. Ça varie selon l'espèce et même parfois selon la région. Au Québec ou en Norvège, ce ne seront pas nécessairement les mêmes combinaisons de conditions, explique Isabelle Gendron-Lemieux.

Mais Isabelle Gendron-Lemieux a réussi à cultiver de la nori d’ici à l'échelle du laboratoire, une première québécoise. William Cyr-Lamy aussi maîtrise les étapes en laboratoire; il lui reste maintenant à tester la croissance en mer.

Plan aérien d'un secteur où les algues sont très présentes, sur une berge.

William Cyr-Lamy a installé des filets prêts à recevoir la nori.

Photo : Radio-Canada / La semaine verte

William a déjà obtenu des résultats concluants pour la culture de la laminaire sucrée et du wakame d'Atlantique (alarie succulente). En attendant ceux de la nori, il fait des tests pour transformer celui qu’il cueille en feuilles de sushi québécoises.

Il se base sur les techniques asiatiques traditionnelles et concocte une mixture composée simplement d’eau et d'algues broyées, qu’il place dans un moule carré pour la griller ou la déshydrater.

La feuille est croustillante, elle goûte la mer et l’umami, la même saveur que celle qui entoure les sushis.

Une feuille d'algue.

William Cyr-Lamy a confectionné une feuille à sushi québécoise. Elle sort du déshydrateur, prête à être goûtée.

Photo : Radio-Canada / Vincent Archambault-Cantin

Mais les attentes de William sont plus élevées. Pour obtenir des feuilles de sushi québécoises et remplacer celles qu’on importe, il souhaite une feuille plus mince et sans trous. Si c'est trop différent, les gens vont peut-être être moins tentés d'utiliser les algues du Québec, explique-t-il.

Il espère obtenir le permis de culture commerciale cette année.

On sait que les algues, c'est un peu le légume du futur, dit-il. On s'entend que c’est une culture qui n'a pas besoin d'engrais, de pesticides ou d'eau douce. C'est des défis auxquels on va faire face dans les années qui viennent. Donc, sur du long terme, c’est un projet qui va être viable et pérenne.

Des rochers couverts d'algues, à marée basse.

Dans le secteur des Escoumins, les rives du Saint-Laurent regorgent d'algues, découvertes à marée basse.

Photo : Radio-Canada / Carine Monat

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway