Emmanuel Macron assiste à son dernier défilé du 14-Juillet en tant que président de la République ce mardi. Après deux mandats, le bilan militaire est loin d'être en demi-teinte pour le chef des armées.
Ce sera son dernier défilé du 14 Juillet comme président de la République. Ce mardi, Emmanuel Macron prendra place une dernière fois au centre de la tribune présidentielle, place de la Concorde, pour voir le défilé descendre l'avenue des Champs-Elysées. Le chef de l'Etat s'est pris de passion ces neuf dernières années pour la question militaire.
Tout avait pourtant mal commencé. Deux mois après son arrivée à l'Élysée, Emmanuel Macron provoque à l’été 2017 la démission de son chef d'état-major des armées, une première sous la 5e République.
Le général Pierre de Villiers considère alors que la trajectoire budgétaire imposée par le nouveau président ne lui permet pas de garantir la protection des Français, alors qu'Emmanuel Macron entend couper l’enveloppe des armées de 850 millions d’euros. Une crise inédite qui laisse des traces dans les rangs.
Des investissements face à un monde chamboulé
Neuf ans plus tard, le contraste est saisissant. Emmanuel Macron aura finalement engagé le plus important effort de réarmement français depuis des décennies. Deux lois de programmation militaire totalisant plus de 700 milliards d'euros.
Entre-temps, le monde a basculé : guerre en Ukraine, tensions au Proche-Orient, compétition des grandes puissances. Résultat, les armées ont à nouveau les moyens de se moderniser et de reconstituer quelques stocks et de rattraper le retard accumulé.
Sur le terrain, le retrait forcé du Mali puis du Sahel restera l'une des principales ombres au tableau d’Emmanuel Macron, chef de guerre, symbole du recul de l'influence française en Afrique.


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