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La Fondation Marichette de Moncton se prépare à célébrer son dixième anniversaire en continuant de faire ce qu’elle fait de mieux : aider les femmes à se sortir de la précarité financière en leur permettant de poursuivre des études postsecondaires en français.
Madeleine Long, de la région d’Edmundston, a pu bénéficier d’une bourse de 10 000 $ de la Fondation l’an dernier pour aller reprendre ses études en éducation de la petite enfance.
Cette mère monoparentale d’un garçon a ensuite déniché un emploi à temps plein dans une garderie de Saint-Basile.

Madeleine Long a pu obtenir son diplôme d'éducation à l'enfance.
Photo : Radio-Canada
J’étais indécise devant un retour aux études par rapport à mon instabilité financière. Ma mère m'a encouragée à faire une demande à la Fondation Marichette. Le comité de sélection a été sympathique à ma cause. Je ne les remercierai jamais assez, indique-t-elle.
Aujourd’hui, Madeleine Long ne regrette en rien de s'être lancée.
J’ai un travail à temps plein et ça se passe bien. J’aime ce que je fais, dit-elle, pleine de gratitude.
D’un début modeste à une aide réelle
Depuis sa création en 2015, le soutien de la Fondation Marichette est passé d'aides de 500 dollars a 20 bourses de 10 000 $ chaque année. Au total, en 10 ans, 45 femmes ont pu bénéficier de cet accompagnement financier.
Notre objectif principal est de sortir les femmes de la pauvreté et on croit fermement que l’éducation est un vecteur très important pour y arriver.
La Fondation Marichette a pu amasser suffisamment d’argent au fil des années grâce à la contribution de congrégations religieuses, d’entreprises et de campagnes de financement.

Nicole Gionet est la présidente du conseil d'administration de la Fondation marichette de Moncton.
Photo : Radio-Canada
Selon Nicole Gionet, le premier critère d'octroi des bourses est de sortir les femmes de la pauvreté, quand on sait qu’une femme sur six au Nouveau-Brunswick vit dans des conditions de précarité financière.
On ne va peut-être pas arrêter tout ça, mais si on peut faire notre lot de bien pour lutter contre la pauvreté chez les femmes, ce sera ça de gagné. Si on peut sortir 20 femmes de la précarité financière et qu’elles contribuent à l'économie de la province, tout le monde est gagnant , poursuit-elle.
Il y a deux ans, la Fondation a effectué un sondage auprès des récipiendaires des bourses pour savoir où elles en étaient rendues dans leur vie.
Nous avons eu des histoires et des témoignages crève-cœur par des femmes à qui nous avons changé la vie. Elles nous ont dit que sans la Fondation, elles n’auraient pas eu le courage de retourner aux études. On parle de femmes souvent monoparentales avec un ou plusieurs enfants , mentionne-t-elle.
Dixième anniversaire
Pour son dixième anniversaire, la Fondation Marichette cherchera à rendre hommage à sa fondatrice décédée en mars 2025.
Jusqu’à son dernier souffle, Huberte Gautreau a pensé à la Fondation et elle a légué tous ses avoirs. Ç’a été pour nous une grosse surprise et un beau cadeau, fait part Nicole Gionet.
Afin d’honorer sa mémoire, la Fondation offrira une bourse spéciale, en dehors des bourses habituelles, pour aider à financer des projets de lutte contre la pauvreté chez les femmes.

Huberte Gautreau a reçu l'ordre de Moncton en 2019. Cet automne, elle recevait le Prix Albert-M.-Sormany afin de souligner le dévouement et la contribution inestimable au développement de l’Acadie du Nouveau-Brunswick.
Photo : Gracieuseté : Don Ricker
En une décennie, beaucoup d’eau a coulé sous le pont, reconnaît la présidente. Le rêve d’Huberte Gautreau se poursuit grâce à de judicieux investissements.
Seulement en 2025, le comité de sélection a reçu plus de 100 candidatures.
C’est vraiment un besoin dans la communauté, mais on ne réussit pas à répondre à tous nos besoins, explique Nicole Gionet.
Avec les informations de Babatundé Lawani


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