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ENTRETIEN - Après une défaite historique à l’élection de 2022, les deux partis de la gauche israélienne se sont unis pour tenter de revenir en force à la Knesset, en octobre prochain. Mais ils doivent conjurer des années de déclin et parvenir à reconquérir des électeurs tentés par l’abstentionnisme, estime Denis Charbit, professeur de sciences politiques à l’Université Ouverte d’Israël.
Passer la publicitéLE FIGARO. - En Israël, la gauche a longtemps dominé le paysage politique. Elle ne compte actuellement que 4 députés à la Knesset, sur 120. Comment expliquer un tel affaissement ? Dans quel état d’esprit aborde-t-elle cette période de campagne électorale ?
DENIS CHARBIT. - Les dernières élections, celles du 1er novembre 2022, ont été un des jours les plus noirs de l’histoire de la gauche israélienne. Le Parti travailliste, c’est-à-dire le grand parti historique depuis la création de l’État d’Israël, celui de David Ben Gourion, Golda Meir, Shimon Peres, Yitzhak Rabin… a enregistré ce jour-là le score le plus faible de son histoire. À cet effondrement s’ajoute l’échec du parti Meretz, la gauche de la gauche, en quelque sorte, qui n’a pas franchi le seuil d’éligibilité nécessaire pour disposer de députés à la Knesset, à quatre mille voix près. Cette défaillance a été due notamment au refus obstiné de la dirigeante du Parti travailliste de fusionner les listes de ces deux formations…


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