NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La possibilité d’un duel Le Pen versus Mélenchon au 2e tour de l’élection présidentielle de 2027 prend chaque semaine de plus en plus de poids à la lumière des sondages. Au point de provoquer une tempête dans les crânes des caciques de la droite et du centre qui aspirent à succéder à Macron…
Faute d’avoir pu, à ce jour, accorder leurs violons sur une candidature commune, Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau, estiment, comme dit le Vendéen, qu’il y a « le feu au marais ». Dès lors, ils sont convenus d’une série de réunions secrètes destinées à jeter les bases d’un projet commun dans l’optique d’un indispensable ralliement de ses challengers au mieux placé des trois dans les sondages de fin d’année. La première de ces réunions s’est tenue le samedi 10 octobre sur le thème de la « délinquance ». Malgré la confidentialité de ces échanges entre les trois hommes, AgoraVox est parvenu à s’en procurer le verbatim...
Philippe : Entre la délinquance en hausse et les incivilités qui pourrissent la vie des Français au quotidien, ça la fiche mal pour les partis de gouvernement, incapables de stopper la dérive. Le problème est que, nous aussi, avons été au pouvoir dans un passé récent. Conséquence : nous sommes amalgamés aux personnes en poste actuellement et nous passons d’ores et déjà tous pour des branquignols, tout juste bons à dérouler le tapis rouge à la candidate du RN goguenarde. Il faut impérativement réagir car, comme disait mon arrière-grand-père docker : « Quand on a le cul dans les orties et pas la force de se relever, les moqueurs ont beau jeu de se gausser ! » Bref, il faut que l’on trouve rapidement une réponse frappée au coin d’une détermination sans faille afin de percuter dans l’opinion, faute de quoi nous regarderons le 2e tour à la télévision. Que proposez-vous ?
Attal : Il n’y a pas de recette miracle. À mon avis, il faut renforcer notre communication en montrant nos muscles et en adoptant un ton martial pour échapper au procès en laxisme qui nous est fait collectivement.
Philippe : Ouais, ouais… Ne le prends pas mal, Gabriel, mais si c’est pour faire des annonces aussi spectaculaires que tes mesures sur les campements illégaux de « gens du voyage » ou promouvoir l’improbable opération « 1 000 bistrots », deux initiatives qui – excuse ma franchise – consistent à faire prendre aux Français des vessies anecdotiques pour des lanternes merveilleuses, mieux vaut s’abstenir. L’urgent, c’est de trouver autre chose de nettement plus convaincant pour éviter les retours de bâton. C’est d’ailleurs ce que l’on dit avec beaucoup de sagesse du côté de Valognes : « Quand on fume les jambons, mieux vaut connaître le sens du vent ! »
Retailleau : Il est vrai que la com’ a ses limites. Et d’ailleurs, à part le durcissement des règles de régularisation de sans-papiers, je reconnais n’avoir fait que ça lors de mon passage à Beauvau : de la com’. Difficile d’aller plus loin dans ce domaine sans un minimum de résultats tangibles, sauf à passer définitivement pour des fonbous, euh... des bouffons, pour reprendre le langage des cailleras, pardon, des jeunes de banlieue.
Philippe : Bruno a raison : comme on dit dans le bocage du côté de Coutances, « On ne chante pas le parfum de la rose quand on a les pieds dans la bouse ! » Il faut par conséquent trouver – le plus rapidement possible pour que ça ait le temps d’infuser dans la population – quelque chose de plus percutant. Notre victoire à la présidentielle nécessite un plan solide pour rendre crédible l’engagement d’une baisse significative de la délinquance durant le mandat à venir.
Attal : En béton, le plan. Pas question qu’il puisse être suspecté de n’être qu’une promesse fallacieuse ou une coquille vide, au risque d’être cramé d’entrée.
Retailleau : Déjà, il faut s’engager – et pas en paroles, mais en l’écrivant noir sur blanc, tel un contrat – à virer tous les OQTF dès les premières semaines d’accession au pouvoir. Autre engagement à caractère contractuel : annoncer que le budget de la police et celui de la gendarmerie seront significativement abondés afin de permettre : d’une part, d’étoffer les effectifs ; d’autre part, de renforcer la dotation des unités en matériel anti-émeutes, ce qui ne manquera pas de parler aux Français, au vu des images du mouvement des lycéens.
Philippe : Mouais. En théorie, c’est bien beau. Encore faudrait-il que ce soit réalisable. Car, entre nous, les OQTF, cela restera un piège à cons tant que l’on n’aura pas normalisé durablement les relations avec les pays du Maghreb. Ce qui demandera encore des années, notamment avec Tebboune. Quant au budget, désolé, Bruno, mais tu sais bien que c’est impossible : sur ce plan, la France est déjà à l’os, et cela, nos compatriotes l’ont désormais bien compris. Or, comme on dit à Bricquebec : « Quand le pis est vide, rien ne sert de tirer les tétines ! » Autrement dit, il faudra agir à moyens constants. Ou presque.
Un long blanc suit, les trois hommes jouant « tempête sous les crânes » afin de faire jaillir l’idée lumineuse. En vain. Le sénateur de Vendée reprend la parole :
Retailleau (manifestement désabusé) : On n’en serait pas là s’il n’y avait une telle disparité des taux de délinquance entre les départements. Nul doute qu’alliée à la saturation migratoire dans les zones urbaines populaires, cette situation a servi de marchepied à la montée en puissance du RN dans les plus densément peuplés de ces départements.
Attal (sur un ton ironique) : Eh oui, l’idéal eût été que les racailles aillent de temps à autre sévir ailleurs pour lisser les statistiques et éviter que certains départements n’affichent des taux record de délinquance en précipitant les électeurs locaux vers le vote Le Pen.
Philippe : Malheureusement, il n’existe pas de péréquation de la délinquance, bien que « Poule qui pond en nids divers [soit] tranquille été comme hiver » comme on a coutume de dire à Sainte-Mère-Église. Pour info, Bruno, quels sont les départements les moins exposés aux actes de délinquance et aux tirs de kalachnikov des dealers ?
Retailleau : Si j’ai bien mémorisé les rapports de Beauvau, je dirais le Cantal, la Lozère, l’Aveyron, la Haute-Loire et la Creuse. Grosso modo, le Massif central, exception faite du Puy-de-Dôme.
Philippe (sur un ton rêveur) : C’est sûr que cela nous aurait enlevé une belle épine du pied si l’on avait pu amener les délinquants des régions parisienne, lyonnaise et marseillaise à migrer vers ces départements. Les statistiques territoriales rééquilibrées, cela se serait traduit par une baisse de la délinquance dans leurs départements d’origine où résident de gros contingents d’électeurs. Hélas ! comme disent les éleveurs d’Isigny, « Á quoi bon changer d’herbage quand est bien gras le pâturage ? »
Retailleau (agacé) : On s’égare, là… Même avec un effacement partiel de leur casier et la promesse d’une future cécité judiciaire sur certaines de leurs violations répétées du Code pénal, je vois mal loubards et malfrats de tous poils transférer leur bizness sur le causse de Sauveterre ou le plateau de Millevaches. Leurs « affaires » les plus juteuses se font dans les grandes métropoles. Arrêtons-là ces digressions oiseuses.
Attal : Bruno a raison, Édouard, inutile de fantasmer sur des conneries de ce genre. Ou alors, garde ça pour ton prochain bouquin de politique fiction. De toutes façons, nous ne sommes pas encore au pouvoir, et même pas certains d’y revenir dans le climat actuel. Revenons donc à nos moutons électoraux...
Philippe (dépité) : Vous avez raison, évidemment… En attendant, je constate que nous n’avons pas avancé d’un poil. Il est vrai que « Vache qui rumine ne va pas de l’avant », soulignent les paysans de Carentan.
Retailleau : On s’en fout, de ton bétail. La réalité est qu’effectivement nous n’avons pas l’ombre d’un projet capable de fédérer les électeurs qui nous manquent.
Philippe : Autrement dit, il ne nous reste plus qu’à utiliser les bonnes vieilles ficelles. Á nous d’être suffisamment habiles pour enfumer les médias et les électeurs, en prenant pour modèles les gens de Saint-Lô : « Bien lavée, bien peignée, bien habillée, fille laide aussi peut trouver mari ! »
Attal et Retailleau (d’une même voix) : Bref, on refait de la com’.
Philippe : Pas le choix ! Et croisons les doigts pour que cela fonctionne. Cela étant, j’y crois quand même, car comme l’on dit à La Hague (On frappe à la porte)... Entrez !
Pénètre dans le bureau le directeur de cabinet de Philippe. Livide, l’homme est porteur d’une dépêche qu’il remet au président d’Horizons.
Philippe (lecture faite) : Messieurs, un meurtre vient d’être commis. La bonne nouvelle : la victime n’est pas Céline Dion en tournée dans notre pays. Il n’y aura donc pas d’incident diplomatique avec le Canada. La mauvaise : Jordan Bardella vient d’abattre Fabrice Arfi, le responsable du pôle Enquêtes de Médiapart. Hélas pour lui, le journaliste ne portait pas son « costard en kevlar ».
Attal : Bonjour, la tuile ! À tous les coups, c’est Mélenchon qui va tirer les marrons du feu.
Philippe : C’est malheureusement à craindre. Décidément, il se confirme que les emmerdes, comme les cons, volent en escadrille. Cela dit, gardons quand même espoir, car comme disent les jardiniers d’Avranches : « Pluie de merde sur le potager, belle récolte engrangée ! »


2 week_ago
55




























.jpg)






French (CA)