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«François Piquemal est arrivé pour s’aligner sur le rang protocolaire parce qu’il avait l’intention de déposer une gerbe. Et à ce moment-là, j’ai vu qu’il y avait une réaction avec des injures, avec des cris, des huées, etc», a décrit auprès de l’AFP Franck Touboul, président du Crif Toulouse.
Le candidat LFI et d'union de la gauche à la mairie de Toulouse, François Piquemal, a été hué jeudi lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes des attentats de mars 2012, dont quatre personnes de confession juive, selon des sources concordantes.
«Dehors, LFI!», «antijuif!», «vous n'avez rien à faire ici, honte à vous le parti de l'islamisme!», peut-on entendre sur plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux, où M. Piquemal, qui assure combattre l'antisémitisme, se trouve hué et sifflé tandis qu'il prend part à la cérémonie auprès du maire sortant Jean-Luc Moudenc, de nombreux représentants de l'État, et de ses collègues députés insoumis, Hadrien Clouet et Anne Stambach-Terrenoir.
«Intransigeance» face à «l’antisémitisme, toutes les discriminations» affirme Piquemal
«C'étaient des élus qui se rendaient à une commémoration républicaine au cours de laquelle on a reçu des menaces de mort», a regretté auprès de l'AFP son attachée de presse, Inès Djelida. «François Piquemal est arrivé pour s'aligner sur le rang protocolaire parce qu'il avait l'intention de déposer une gerbe. Et à ce moment-là, j'ai vu qu'il y avait une réaction avec des injures, avec des cris, des huées, etc.», a décrit auprès de l'AFP Franck Touboul, le président du Crif Toulouse, présent lors de l'hommage.
«LFI, sa stratégie, c'est la fracturation. Et il appartiendra à François Piquemal, si demain il est maire, de rassembler les Toulousains», a ajouté jeudi Franck Touboul. Se sachant attendu au tournant après les polémiques déclenchées par le chef de son parti, Jean-Luc Mélenchon, M. Piquemal a tenu mercredi lors d'un débat télévisé organisé par la Dépêche du Midi à évoquer l'anniversaire du 19 mars et répéter son «intransigeance» face à «l'antisémitisme, toutes les discriminations et les mécanismes de la haine».
«Nous avons toujours été clairs»
Lors du débat télévisé qui a suivi sur France 3 Occitanie, l'ancien professeur d'histoire a brandi le prix reçu en 2016 pour son enseignement de la Shoah quand son rival aux municipales Jean-Luc Moudenc lui demandait de se «distancier» des propos de M. Mélenchon «à la veille de cette journée funeste». «Que ce soit M. Mélenchon ou moi-même, nous avons toujours été clairs sur notre combat contre l'antisémitisme», a-t-il répondu, ajoutant qu'auprès de ses élèves, il a toujours «œuvré pour que les mécanismes de la haine soient toujours repoussés».
«M. Mélenchon s'est expliqué sur ses propos», a-t-il souligné à l'AFP, «il a dit que s'il avait blessé des personnes il s'en excusait». «J'ai conscience que la violence à l'égard des personnes juives est profondément ancrée dans nos sociétés (...) C'est pour cette raison et avec gravité que je prends part à la lutte contre l'antisémitisme», a-t-il encore indiqué dans une tribune envoyée à la presse.


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