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La Division scolaire Louis-Riel amorce l’année 2026 avec un déficit de 2,4 millions $. Confrontée à des « décisions difficiles », elle demande au gouvernement provincial un financement qu’elle juge plus équitable, prévisible et adapté à sa croissance rapide.
Dans un courriel transmis dimanche aux parents et au personnel, le conseil d’administration de la Division scolaire Louis-Riel invite la communauté à faire pression sur la province afin d’obtenir un financement jugé insuffisant.
Nous avons ajouté 1170 élèves en trois ans et on a vécu, comme tout le monde, le coût de l’inflation.
Selon lui, la croissance du financement gouvernemental ne suit pas celle des inscriptions. Il souligne que l’augmentation de 7,2 % du nombre d’élèves sur trois ans dépasse largement celle du soutien financier accordé par la province.

Christian Michalik, directeur général de la Division scolaire Louis-Riel.
Photo : Radio-Canada
La présidente du conseil d’administration, Sandy Nemeth, indique que la division scolaire a déjà puisé dans l’ensemble de ses réserves pour équilibrer son budget.
Cette année, nous avons dû piger dans toutes les réserves que nous avons , affirme-t-elle, tout en réclamant un financement plus stable et prévisible.
Pour l’année 2025-2026, l’augmentation du financement provincial s’élève à 2,46 %, après une hausse de 8,10 % en 2023-2024.
De son côté, la ministre de l’Éducation et de l’Apprentissage de la petite enfance, Tracy Schmit, soutient que le financement provincial a augmenté de 15 % au cours des trois dernières années.
Je dirais que la division scolaire Louis Riel a bénéficié d'augmentations de financement fiable, prévisible et stable, et qu'elle continuera à en bénéficier.
Des compressions possibles malgré l’optimisme de la direction
Malgré ces assurances, la DSLR craint de devoir imposer des restrictions budgétaires. Nous voulons maintenir ce que l’on a bâti ensemble : des tailles de classes raisonnables et des services essentiels , insiste Christian Michalik. Il n’exclut pas des compres sions dans certains programmes ou au sein du personnel.
Le budget annuel de la division scolaire s’élève à 273 millions $, dont environ 45 % proviennent de la province, soit 123 millions $. Je reste optimiste que le gouvernement sera là pour nous , ajoute le directeur général.
La division scolaire doit également assumer une part importante des coûts liés aux nouvelles infrastructures.
La province construit l’école, mais la division scolaire est responsable d’une bonne partie de l’investissement : l’infrastructure intérieure, les chaises, la technologie, etc.
Le dernier budget prévoyait notamment 630 000 $ pour l’installation de systèmes de climatisation, 250 000 $ pour renforcer la cybersécurité et 3,7 millions $ en dépenses liées à la nouvelle école de Sage Creek.
La ministre estime toutefois que le financement actuel, combiné à la récente hausse des taxes scolaires, permet de soutenir la croissance des services éducatifs. La vérité, c’est que ça coûte cher de croître , conclut-elle.
Avec les informations de Graham Sceviour-Fraehlich, Arturo Chang et Chloe Friesen


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