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À Lyon, en jouant sur la prononciation d’«Epstein», le leader insoumis s’inscrit dans une séquence déjà engagée par certains membres de son parti : l’idée selon laquelle un cadrage médiatique servirait à en masquer un autre.
La scène tourne en boucle depuis hier soir. Jeudi 26 février, en meeting municipal à Lyon, Jean-Luc Mélenchon critique le traitement médiatique des affaires judiciaires et dénonce, selon lui, le non-respect du «secret de l’instruction» par Franceinfo. «Sauf s’il s’agit de l’affaire Epstein », glisse-t-il alors, suggérant que certaines affaires feraient l’objet d’un traitement particulier. Puis il s’interrompt, théâtral : «Ah... je voulais dire Epstine, pardon, ça fait plus russe, Epstine. Alors maintenant vous direz Epstine au lieu d’Epstein, Frankenstin au lieu de Frankenstein ! Eh bien voilà, tout le monde comprend comment il faut faire. Vous pouvez tous progresser». Derrière la critique, le leader insoumis joue avec un fil rouge : mettre en accusation non seulement ce que la presse dit, mais la façon dont elle le dit - et, surtout, ce qu’elle choisirait de ne pas dire.
C’est précisément ce qu’explique Caroline Yadan, députée apparentée Ensemble pour la République (EPR)…


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