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Deux fois deuxième du classement général de la Coupe du monde, Lou Jeanmonnot a enfin obtenu le titre qu’elle cherchait tant et décroché son premier gros globe, ce 19 mars, à Oslo.
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Par Augustin Thiefaine Publié le 20 mars 2026 à 13h00
Enfin ! Pas de podium ni de victoire pour Lou Jeanmonnot sur le sprint d’Oslo (6e), mais l’essentiel est ailleurs. Si avec 201 points d’avance sur la Finlandaise Suvi Minkkinen, tout le monde pouvait croire qu’il ne pourrait pas lui arriver grand-chose au départ du sprint à Oslo (Norvège), Lou Jeanmonnot, elle, ne voulait pas reproduire l’échec des années précédentes et surtout celui de 2024-2025 – elle avait été devancée par Franziska Preuss à cause d’une chute sur la dernière course, à Oslo encore, et avait laissé filer le gros globe au bénéfice de l’Allemande. Alors ce jeudi 19 mars 2026, hors de question de se faire peur et de retomber dans le piège.
Arrivée très tôt sur le pas de tir pour effectuer ses réglages, la biathlète du massif jurassien était en mission. À 27 ans, la Pontissalienne a accompli son rêve au terme d’une saison stressante et d’une quête qui pesait sur sa carabine et ses skis depuis déjà tant de mois. Cette fois, pas de piège, pas de final fou, pas de chute ni de frayeur mais une domination nette et assumée du début jusqu’à la fin de la saison, couronné par un succès totalement mérité.
« Ça m’enlève un poids »
Sa régularité a été enfin récompensée. Qui suit Lou Jeanmonnot sait que ce gros globe constitue l’objectif numéro 1 dans la tête de la Tricolore, devant les Jeux olympiques et les Mondiaux. Pour elle, c’est le trophée qui consacre la meilleure biathlète de la planète : ce n’est pas la vainqueure d’un jour, c’est celle d’une saison. Si le retour des Jeux n’a pas été évident pour la quadruple médaillée olympique, elle a finalement obtenu le Saint-Graal derrière lequel elle court depuis trois saisons.
Au micro d’Eurosport la Franc-comtoise a reconnu et déchargé toute la pression qui reposait sur ses épaules. « Ça va me faire du bien parce que cet entre-deux, c’est quasiment fait, mais ce n’est pas fait, était vraiment lourd à porter. Il m’angoissait un petit peu. Ça m’enlève un poids. » Elle enchaîne ensuite, « En termes de gestion émotionnelle, c’est épuisant. C’était un combat, depuis les Jeux, de trouver les ressources, l’envie… Faire un biathlon naturel mais avec cette pression, je dirais presque ce devoir, de me relever de l’an dernier. C’est fait et ça fait du bien. »
Après deux petits globes de spécialités acquis lors des deux dernières étapes (individuel et sprint) elle n’a pas forcément plus gagné que les années précédentes. Au contraire elle a décroché moitié moins de victoires qu’en 2024-2025, trois victoires contre huit, mais c’est finalement cette fameuse constance qui l’a mené sur les hauts sommets du biathlon mondial : en dix-neuf courses individuelles, elle n’est sortie du Top 10 que quatre fois. Une consécration.
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