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Selon le Conseil québécois de la franchise, les bannières choisissent de plus en plus de s'installer dans les régions du Québec, dont à Saguenay. Dans les dernières semaines, de nombreuses bannières, notamment de restaurants, se sont implantées dans les rues de la ville.
À l’émission C’est jamais pareil, le président du Conseil québécois de la franchise et de la société Classe Affaires, Xavier Chambon, souligne que l’engouement des franchiseurs s’explique en partie par les perspectives de développement intéressantes en région.
D'après lui, cela contraste avec une certaine saturation projetée dans les grandes villes.
Quand il y a des projets en région, ça les intéresse, parce qu’en région, on a besoin de services, on a besoin de toutes sortes de choses auxquelles les franchises peuvent répondre, poursuit-il.
Il ajoute que le modèle de la franchise peut être sécurisant pour les entrepreneurs régionaux, qui y décèlent une opportunité de faire de l'entrepreneuriat encadré.
Le franchiseur, s'il fait un bon accompagnement, je dirais que les coûts d'opération sont moindres que dans les grandes métropoles. On a de très bons entrepreneurs en région qui veulent se lancer en affaires, mais pas tout seuls, indique M. Chambon.
C'est déjà plus facile de démarrer en franchise que de démarrer par soi-même.
En 2011, il y avait environ 600 franchisés au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Aujourd’hui, près de 1000 franchises sont implantées dans la région, selon Xavier Chambon.
Je dirais qu'aujourd'hui, on voit que les régions attirent beaucoup de monde et on a vu une accélération, surtout après la pandémie, des gens qui ont quitté les grands centres-villes et qui sont partis en région, dit-il.
La clientèle au rendez-vous, selon un franchisé
Conscient du potentiel qu’offre la région, un groupe d’investisseurs local s'est donné pour mission d’ouvrir sept nouveaux restaurants du groupe Abatiello d’ici 18 mois.
Le franchisé du restaurant Jack le Coq de Chicoutimi qui a ouvert ses portes au début du mois de janvier, Raphaël Côté, fait partie de ce groupe. Il considère que le nombre grandissant de franchises à Saguenay est une bonne nouvelle pour les consommateurs.
Plus de franchises, ça amène le consommateur à sortir plus souvent, estime-t-il.
De son propre aveu, l’ouverture du restaurant situé sur le boulevard Talbot s’est très bien déroulée et la clientèle est au rendez-vous.
L'achalandage est vraiment bon, on a servi plus de 5000 repas en deux semaines. C'est assez intense. Beaucoup plus qu’on aurait pu imaginer.
Il ajoute que son équipe, dont la plupart des membres ne sont pas issus du milieu de la restauration, a pu bénéficier d’un encadrement approprié par le groupe Abatiello.
Mettre le caractère local de l'avant
Pour sa part, Xavier Chambon estime toutefois que si elles souhaitent perdurer en région, certaines bannières d’ici auraient toutefois intérêt à miser davantage sur leur caractère local.
Il y a beaucoup de franchises qui sont parties des régions. Je pense qu'il y a encore un travail à faire de la part de ces franchises pour expliquer aux consommateurs que c'est une franchise d'ici. Ça permettrait vraiment de toucher le cœur des consommateurs, qu'ils soient en région ou même dans les grandes métropoles, suggère le président du Conseil québécois de la franchise.

Xavier Chambon est le Président du Conseil québécois de la franchise et de la société Classe Affaires
Photo : Radio-Canada / Compte Linkedin de Xavier Chambon
M. Chambon et Raphaël Côté croient tous deux que la prudence reste cependant de mise afin d’éviter de saturer trop rapidement un marché.
Selon M. Côté, les entrepreneurs doivent avoir une offre diversifiée [...] [pour] essayer de combler un petit peu ce qui manque et sortir avec des produits qui sortent un peu de l'ordinaire.


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