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Sur le Domaine de Buros à Escalans (Landes), Jean Barrère est la 4ème génération a élevé des taureaux et vaches pour la course landaise. Rencontre d'un aficionado de la Gascogne.
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Par Margot Delpech Publié le 23 déc. 2025 à 20h31
À la lisière d’un champ garni de taureaux, il faut rouler au pas pour atteindre les terres de la famille Barrère. C’est ici que Jean, ou Jan dé Buros, un personnage typique de la Gascogne ouvre ses portes « à la bonne franquette ». Véritable amoureux de ce petit coin de paradis niché à Escalans dans les Landes tout près du Lot-et-Garonne, il a poussé son premier cri entre les murs du Domaine de Buros. De pitchoun à ganadero passionné, Jean représente la quatrième génération d’éleveur de vaches et taureaux pour les courses landaises.
Cet ancien écarteur chez Dargelos dans les années 70 raconte les histoires gasconnes comme personne, tant il connaît du bout des doigts les traditions du Sud-Ouest. Il sait aussi les protéger, les défendre corps et âme, et surtout les transmettre peut-être mieux en gascon qu’en français. Chez lui, on enfile une paire d’échasses aussi vite qu’une jolie paire de charentaises. Pour celui qui veut, le café du matin peut avoir un arrière-goût d’Armagnac.
« Baléou baléou », elles rappliquent toutes
Entre courses landaises et chasse à la palombe, cet exploitant agricole a la confiance de ses bêtes. « Baléou baléou », elles rappliquent toutes, sans exception. « Voilà comment on peut gagner la confiance de bêtes sauvages, cède-t-il lors de notre rencontre. Elles vivent toute l’année sur 130 hectares en pleine nature entre bois, forêts et champs de maïs, de prairies. »
Le but pour moi, c'est de garder ce lien, cette relation. Que ce soit avec le taureau reproducteur, la vache vétérane qui a plus de 20 ans ou toute cette ribambelle de petits veaux.
Ce respect envers l’animal et cette relation bien ficelée se sont transmis, de père en fils, depuis 1890. À l’époque, c’est son arrière-grand-père Joseph qui lance l’élevage de vaches et de taureaux pour les mythiques courses landaises. « C’est pour moi une véritable motivation que de transmettre et de perpétuer ce que nous ont laissé les générations passées », cède Jan Dé Buros, passionné de tauromachie.
« La course landaise c’est propre au sud-ouest de la France, explique-t-il. C’est un jeu même si aujourd’hui c’est devenu un véritable sport où on affronte des vaches. On essaie de les esquiver lorsqu’elles nous attaquent au grand galop. Soit par un écart de côté, soit par un saut au-dessus. »
Ici, les touristes viennent « chez quelqu’un »

C’est en compagnie de Marie-Sylvie, son épouse, qu’ils font vivre et découvrir le domaine de Buros autour du thème de la course landaise. Ici, les bus de touristes viennent « chez quelqu’un », appuie Jean. « Ce n’est pas juste un tiroir-caisse où on se fait de l’argent avec les touristes qui viennent visiter. Ici, les gens comprennent de quoi il s’agit. Quand ils parleront de courses landaises, ils pourront dire ce qu’il en est vraiment, poursuit l’ancien écarteur landais. On est trop souvent attaqué par des gens qui n’y connaissent rien. »
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