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De nouveaux investissements dans l’écosystème d’eau douce du fleuve Saint-Jean

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Le gouvernement du Canada a annoncé samedi, à Fredericton, quels étaient les groupes qui reçoivent un financement dans le cadre de l’Initiative relative à l’écosystème d’eau douce du fleuve Wolastoq/Saint-Jean en 2024-2025 et 2025-2026.

Depuis 2024, Ottawa distribue 2,3 millions de dollars à 14 projets ayant pour but de protéger l'écosystème de cet important cours d’eau du Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement fédéral soutient des projets qui mènent à des résultats concrets, et qui répondent à au moins une de trois priorités : la réduction des nutriments dans le fleuve, l’avancement de la science, et le renforcement des capacités et de l’engagement des peuples autochtones de la région.

Un pont en métal enjambe un fleuve gelé.

Le fleuve Saint-Jean est « le cœur » de la ville de Fredericton, selon la mairesse.

Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher

Parmi les nouveaux projets propulsés par les octrois fédéraux de cette année, on compte celui de Nature Nouveau-Brunswick.

Il mobilisera les agriculteurs afin de les aider à suivre des pratiques agricoles améliorées qui réduiront la quantité d’engrais utilisés et amélioreront la santé de l’eau douce du fleuve.

Une femme souriante dehors en hiver devant le fleuve. On distingue quelques personnes floues à l'arrière.

Vanessa Roy-McDougall est la directrice générale de Nature Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher

Vanessa Roy-McDougall, directrice générale de Nature Nouveau-Brunswick, explique qu'ils doivent trouver des solutions uniques.

C’est pas juste de rentrer dans une ferme et de dire : ça, c’est ce que vous devez faire pour protéger les espèces en péril, indique-t-elle en entrevue.

Dans un document d'information publié samedi, l’Agence de l’eau du Canada explique que les objectifs seront réalisés grâce, notamment, à la restauration des berges et la création de zones tampons. Le projet est financé à hauteur de 100 000 $ pour 3 ans.

Le groupe Belleisle Watershed Coalition reçoit 132 948 $ sur 3 ans pour faire l’évaluation des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (SPFA) — aussi appelés polluants éternels — dans les eaux de surface du cours inférieur du fleuve Saint-Jean.

Quand j’ai examiné le projet, j’ai voulu savoir si quelqu’un avait étudié le sujet auparavant, et je n’ai trouvé aucune trace de recherche sur les SPFA dans cette rivière, a affirmé samedi le directeur général de la coalition, Colin Forsythe.

Un homme en chemise à carreaux bleue, sans manteau d'hiver, est debout les bras derrière le dos, tourné à un fleuve gelé.

Colin Forsythe est le directeur général de la Belleisle Watershed Coalition.

Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher

Les autres récipiendaires de financement pour 2025-2026 sont :

  • Le Programme d’assainissement du littoral atlantique Saint John, qui reçoit 199 800 $ sur 3 ans pour la réduction des nutriments par la gestion des eaux pluviales;
  • Le Conseil de conservation de la Nation malécite, qui reçoit 195 000 $ sur 2 ans pour former des membres de la communauté de Wolastoqey à effectuer la surveillance et l’analyse de la qualité de l’eau dans tout le bassin versant.
  • La Société du fleuve Saint-Jean, qui obtient 129 909 $ sur 3 ans pour créer un modèle de flux des nutriments pour le fleuve;
  • L’Association des riverains du lac St-François, qui reçoit 100 000 $ sur 3 ans pour la mise en œuvre d'une approche de gestion intégrée du bassin versant.

Les projets déjà déployés permettent d’améliorer les données qui aident à prendre des décisions mieux informées.

Dans une salle aux murs décorés de peintures abstraites, une femme sourit pour une photo. Elle a le dos tourné à des rangées de chaises vides.

Sarah Blenis est gestionnaire de projet pour Hammond River Angling Association.

Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher

Un des récipiendaires passés, Hammond River Angling Association, a bénéficié d’un octroi de 228 202 $ sur deux ans.

Il a permis à l’association d’étendre son programme d’identification en temps réel des cyanobactéries, s’est réjouie la gestionnaire du projet, Sarah Blenis.

Une femme élégante, portant des lunettes en yeux de chat, sourit, debout en hiver le dos tourné au fleuve gelé et à une clôture en bois.

Kate Rogers, mairesse de Fredericton, est heureuse de l'aide financière déployée pour améliorer la santé du fleuve.

Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher

Grâce à ces données, l’association peut maintenant alerter les instances d’une possible efflorescence des algues, avant même qu’elle ne se produise, mentionne-t-elle.

Tout financement pour le fleuve est apprécié, parce qu’il est une partie tellement importante de notre ville. C’est le cœur de notre ville. C’est un lieu de rassemblement, et c’est important d’en prendre soin, a déclaré la mairesse de Fredericton, Kate Rogers.

D’après le reportage de Katherina Boucher

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