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« Noël sans dinde, ce n’est pas Noël », lance sans hésitation le président des éleveurs de volailles du Québec, Benoît Fontaine. Le temps des Fêtes lui permet, comme à ses collègues producteurs de dindons, d’enregistrer près de la moitié de ses ventes annuelles. Une réalité qu'il aimerait bien changer.

Qu’elle soit consommée à Noël ou au Nouvel An, la dinde fait partie des traditions du réveillon de nombreuses familles.

Au niveau de l'élevage, c'est réparti également sur 52 semaines, mais vous comprendrez que Noël, c'est 42 % de nos ventes. Donc c'est 2,7 millions de têtes achetées sur 6,7 produites au Canada. [...] Je peux vous dire qu'en tant qu'éleveur de dindons, un Noël, j'en prendrais un aux deux mois, fait savoir celui pour qui l’élevage de dindes est une histoire de famille. Il est effectivement propriétaire et président de la ferme avicole Benoît Fontaine.

Des dizaines de dindonneaux se promènent dans le poulailler.

Les dindes de la ferme avicole Benoit Fontaine.

Photo : Radio-Canada / Éric Carbonneau

Ma famille élève du dindon depuis plus d'un demi-siècle. Donc j'en ai vu passer des dindons. On aime ça, on est fiers.

Benoît Fontaine se trouve dans son poulailler.

Benoît Fontaine est président des éleveurs de volailles du Québec ainsi que propriétaire et président de la ferme avicole.

Photo : Radio-Canada / Éric Carbonneau

La motivation au rendez-vous

Même si le temps des Fêtes représente beaucoup de travail pour les producteurs, la relève ne manque pas de motivation par les temps qui courent. Il y a de la place pour plus d’un joueur, croient Louise Rocheleau et son conjoint, qui se sont lancés dans cette aventure il y a quelques semaines.

En agriculture biologique, comme en grande culture, on attend après la météo, on attend après le beau temps. On a beaucoup de risques. Ici c'est beaucoup plus contrôlé. [...] Il faut être très structuré, faire attention de ne pas avoir de contaminants, raconte Mme Rocheleau.

Elle accorde une entrevue à Radio-Canada dans le poulailler.

Louise Rocheleau est nouvellement productrice de dindons.

Photo : Radio-Canada / Éric Carbonneau

Ainsi, toutes les précautions sont prises pour éviter des cas de grippe aviaire, qui représentent un stress économique et moral pour les producteurs d'après Benoit Fontaine.

Une fois le défi sanitaire relevé et le temps des Fêtes passé, les producteurs peuvent se concentrer sur un autre nerf de la guerre : faire une place à cette viande sur le menu des Québécois pendant 12 mois.

Avec une consommation d'à peine 4 kg par personne, par année, nous souhaiterions une croissance, évidemment, au niveau de la consommation. C’est à cause de ça que nous nous associons à des gens plus que compétents, tels que sœur Angèle, qui a réalisé la fameuse recette de dinde à l'envers , s’exclame Benoît Fontaine, affirmant à la blague être lui-même à l’origine de cette recette inusitée.

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