Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

De la déloyauté en politique

1 month_ago 39

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Dans ses mémoires, Passion politique, Jean Chrétien écrit, avec sa franchise habituelle, que « faire de la politique, c’est convoiter le pouvoir, le prendre, l’exercer et le conserver ». Il ajoute qu’on ne lui fera jamais croire que les motivations en politique sont strictement altruistes ni qu’elles peuvent se résumer au fameux « désir de servir ».

Je ne vais certainement pas le contredire. Il y a beaucoup d’ego et de calcul en politique. La loyauté est parfois à géométrie variable. On oublie l’ingrédient de notre succès. On confond privilège et droit. On perd la motivation des premiers jours, on oublie qu’on est d’abord élu pour servir nos concitoyens.

Le problème n’est pas que les politiciens veulent le pouvoir. C’est ce qu’ils sont prêts à faire ou à dire pour l’avoir, le garder ou le reprendre. La ligne est mince entre l’ambition légitime, l’opportunisme et le cynisme.

Parfois, la meilleure personne arrive au pire moment. Même si plusieurs ont vu un premier ministre dans Robert Stanfield ou Paul Martin père, ils n’auront jamais décroché ce titre. Timing is everything, dit l’expression anglaise.

On dit souvent aussi à ceux qui se plaignent de cette dynamique : « N’en veux pas au joueur, mais au jeu. » Cela ne s’applique pas vraiment à Ottawa et à Québec, où ce sont les joueurs qui sont d’abord à blâmer ces jours-ci. Avoir des transfuges en politique n’est pas nouveau. Winston Churchill en est un exemple célèbre, lui qui a changé de parti pour mieux y revenir. Mais au-delà du timing et des ambitions personnelles, que signifie vraiment la loyauté en politique ?

Elle n’est pas simple à définir. Avoir des désaccords avec son parti politique est normal. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui est en accord avec toutes les positions de son parti ou de son chef. Cela ne veut pas dire qu’il faut dire oui à tout ni se taire au moindre doute.

Dire « je n’ai pas envie de faire toute ma carrière dans l’opposition » ou « j’aurais dû être ministre » ne sont pas des motifs valables pour manquer de loyauté envers ses électeurs, son parti ou son chef. On peut accomplir des choses dans l’opposition. Les députés du Bloc québécois le font tout en sachant qu’ils ne seront jamais à la tête du gouvernement.

On peut démissionner ou siéger comme indépendant pour rester loyal à ses principes, mais c’est au cas par cas et pas à moitié. On ne peut pas blâmer Christian Dubé, qui avait perdu le soutien de son chef. On peut aussi se demander combien de temps Steven Guilbeault va rester dans un caucus libéral qui ne lui ressemble plus. Transfuge est une haute marche qu’on franchit pour des motifs importants dont il faut faire la preuve.

Cela n’empêche pas certains de tenir leur rôle d’élu pour acquis et de se magasiner des opportunités, ou de se servir de leur fonction pour en convoiter une autre.

Pablo Rodriguez a continué de siéger et de toucher un salaire de député à Ottawa jusqu’au début de la course au Parti libéral du Québec (PLQ), des mois après avoir annoncé sa décision. Le député Nate Erskine-Smith fait de même pour la chefferie du Parti libéral de l’Ontario. Alexandre Boulerice souhaite se lancer au provincial, c’est son choix, mais continuer à percevoir son salaire de député fédéral, quand on sait très bien que son attention est dans un autre ordre de gouvernement, ne me paraît pas digne de la fonction ni honorable.

La plupart des élus ne gagnent pas seuls, ils sont portés par une marque, un chef et un moment. Petite confidence, certains élus croient que leurs victoires électorales leur appartiennent en propre : « J’ai gagné avec une majorité de… » C’est rarement aussi simple.

On n’a qu’à penser aux vagues de Brian Mulroney, celle, orange, de Jack Layton, de Robert Bourassa en 1973 et de François Legault en 2022. Ce n’est pas le candidat qui fait la vague, le candidat surfe sur elle.

Curieusement, lorsque les sondages deviennent défavorables, certains élus pointent le chef et son entourage. Leur propre influence disparaît. Parlez-en à Justin Trudeau, à François Legault ou à Pierre Poilievre.

À part peut-être Pascal Bérubé, bien peu de députés au Québec seraient élus comme indépendants. Sans parti, sans chef, sans machine, se faire élire uniquement sur sa réputation est une exception. Youri Chassin, aujourd’hui indépendant, a décidé de ne pas se représenter, fort de ce constat.

Les stratèges estiment que la notoriété d’un candidat peut influencer le vote d’un maximum de 10 points par rapport à la moyenne. Certains électeurs votent pour le candidat qu’ils préfèrent, mais pour beaucoup, c’est un vote pour le parti. On entend « j’ai voté bleu ou rouge toute ma vie ». Il y a surtout le vote pour le chef ; « j’ai voté Trudeau, Legault, Carney » sans pouvoir nommer le nom du député élu.

Il existe aussi un effet de vases communicants entre le fédéral et le provincial. La montée du PLQ s’explique en partie par l’image libérale associée à Mark Carney, tout comme la droite en Colombie-Britannique a profité de l’impulsion de Pierre Poilievre lors de la dernière élection provinciale.

Autre confidence : il y a des députés démissionnaires qui répriment un sourire quand leur circonscription change de parti, se confortant dans l’idée qu’ils étaient la raison du succès passé. C’est rarement le cas. En réalité, eux-mêmes ont fait le calcul que leur chef n’arriverait pas à les faire élire, et en ont conclu qu’il valait donc mieux passer plus de temps avec leur famille, comme le veut l’expression consacrée. Il arrive même qu’un élu annonce son départ pour mieux revenir avec un nouveau chef, comme l’ont fait les ministres Anita Anand et Sean Fraser.

Changer de parti ou d’ambition n’est peut-être pas un grand crime. Mais oublier pourquoi on a été élu, pour qui et avec qui, en est un beaucoup plus grand. Jean Chrétien avait raison, la politique n’est pas qu’altruiste. Ce qui ne veut pas dire qu’on peut manquer de respect envers les électeurs ou piétiner son honneur.

Rodolphe Husny a été conseiller politique dans le gouvernement Harper. Il est aujourd’hui chroniqueur, analyste politique et conférencier.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway