A l’échelle suisse, certains y verront la résistance du légendaire Guillaume Tell face au bailli des Habsbourg, Hermann Gessler. En France, on y voit plutôt un De Gaulle. En claquant la porte des négociations avec les Etats-Unis et en annonçant des représailles sous forme de droits de douane «dollar pour dollar», le premier ministre canadien Mark Carney a commis un acte de résistance jugé héroïque par tous ceux qui déplorent les intimidations de Donald Trump.
Ce catholique pratiquant, né dans les Territoires du Nord-Ouest canadien, ayant surtout grandi en Alberta, dans les Rocheuses, n’a eu de cesse, dans son discours prononcé samedi dernier après l’imposition de taxes douanières de 50% par la Maison-Blanche, de souligner que les négociateurs canadiens agissaient «en toute bonne foi». C’est à «contrecœur» qu’il a signifié à Donald Trump qu’il était hors de question que les Etats-Unis vassalisent le Canada. Il a fustigé les justifications souvent bancales formulées par Washington pour imposer des droits de douane à un pays qui fait partie d’un grand espace de libre-échange dénommé Aceum (Accord Canada-Etats-Unis-Mexique).


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