NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Partis de Hearst, sept motoneigistes, divisés en deux groupes, ont réussi à atteindre Churchill, au Manitoba, malgré la perte de trois motoneiges en cours de route.
Arrivés mardi soir, Mylène Coulombe-Gratton, son conjoint Alexis Hébert et son père Dany Gratton ont connu un départ particulièrement ardu.
Dès les premiers kilomètres, un bris a obligé le trio à faire un détour par Kapuskasing pour se procurer une nouvelle motoneige.
En guidant à longueur d'hiver, ma motoneige avait déjà beaucoup de kilomètres. Elle n’a même pas fait 40 km avant qu’un problème, que nous essayions de réparer depuis plusieurs fois cet hiver, ne survienne. On pensait enfin l’avoir réglé… mais ce matin-là, c’était pire que pire. J’ai brûlé la moitié d’un réservoir en 40 km. Il y avait plein de codes, raconte Mylène Coulombe-Gratton.

Mylène Coulombe-Gratton prend un égoportrait avec son père et son conjoint à son arrivée à Churchill.
Photo : Facebook: Follow Her North
Heureusement, grâce à l’intervention rapide de Miguel Tailleur, du magasin Raxfin à Kapuskasing, elle a pu repartir immédiatement avec une motoneige de remplacement.
Aucune hésitation. Il voulait que je me rende à Churchill, et c’est grâce à Raxfin que j’y suis arrivée, ajoute-t-elle.
À une centaine de kilomètres de l’arrivée, Dany Gratton a subi un bris de suspension.
On était à environ une heure de Churchill. On a allégé la machine et on a continué comme ça, explique-t-il à propos de la route de glace qui était très difficile, la comparant à une piste de snowcross.
Le deuxième groupe – Patrice Dubreuil, Dan Dunkley, Dany Grondin et Gino Bourdages – est arrivé mercredi soir, après un parcours lui aussi ponctué d’imprévus.
La première journée, la motoneige de Gino a cédé à une trentaine de kilomètres de Moosonee. On a dû la mettre sur un traîneau et la traîner jusqu’à Moosonee, raconte Patrice Dubreuil.

Mathieu Léonard (à gauche) a loué la motoneige mauve à Gino Bourdages pour qu'il puisse compléter son aventure.
Photo : Facebook: Pat Dubreuil
L’équipe a alors fait appel à Mathieu Léonard, qui se spécialise dans la location de motoneiges, à Moonbeam, pour livrer une motoneige de remplacement.
Il est arrivé à Moosonee à une heure du matin, se souvient Patrice Dubreuil, qui a comparé sa rapidité à celle des livreurs d'Amazon.
Vingt kilomètres de l'autre côté de Moosonee, le moteur de M. Dubreuil a commencé à connaître des ratés.
Il a passé trois heures dans le froid à tenter de trouver et de réparer le problème avec l’aide de Peter Konopelky, un abonné qui le suivait sur Facebook Live. Il a terminé les réparations avec les doigts ensanglantés.
Le sort s’est encore acharné sur lui avant Peawanuck lorsque sa motoneige a percuté une souche. Une perte totale.

La motoneige de Patrice Dubreuil après sa collision avec une souche.
Photo : Facebook: Pat Dubreuil
Il n’a eu d’autre choix que de demander à Dany Grondin de remorquer l’engin sur près de 750 kilomètres, jusqu’à ce qu’une nouvelle motoneige, achetée chez Raxfin, lui soit livrée à Gillam par le conducteur qui devait les ramener à Hearst.
J’ai appelé notre chauffeur Serge Pominville pour lui demander s’il pouvait partir plus tôt et livrer ma nouvelle motoneige , précise Patrice Dubreuil.
Ça prend un village
Ils étaient sept à entreprendre cette expédition, mais Patrice Dubreuil souligne qu’un tel voyage ne se fait jamais seul et lève son chapeau à tous ceux qui les ont aidés en chemin.
On demandait à tout le monde : ''Tu connais quelqu'un de tel?'' C’est comme ça qu’on s’est débrouillés, raconte-t-il.
À Moosonee, le groupe ne voulait pas laisser les motoneiges sans surveillance à côté de l’hôtel.
J’ai commencé à appeler du monde, on m’a redirigé d’une personne à l’autre jusqu’à trouver quelqu’un pour nous aider avec un garage chauffé pour faire des réparations , poursuit-il.

Dany Gratton, accompagné de sa fille Mylène Coulombe-Gratton et de son conjoint Alexis Hébert, à Peawanuck
Photo : Facebook: Follow Her North
À Attawapiskat, ils ont stationné leurs motoneiges à la station de police, sous la surveillance du policier qui travaillait de nuit et des caméras.
Mylène Coulombe-Gratton ajoute que la plus grande leçon de son père est de poser beaucoup de questions, surtout dans les communautés autochtones.
À chaque escale, ils demandaient conseils et indications pour avancer en toute sécurité.
Quand on est partis de Lake River, un membre de la communauté nous a dit : ''Faites juste une trace, suivez-vous tranquillement, et vous allez réussir le stretch de Attawapiskat à Peawanuck.''
Pas d’ours polaire à l’horizon
Le groupe espérait apercevoir un ours polaire à l’état sauvage, mais n’a trouvé que des traces.
À notre arrivée à Peawanuck, on a vu les traces d’une maman avec ses bébés. On les a juste manqués, se souvient Mylène Coulombe-Gratton. On a fait le tour d’une tree line, et au retour, ils avaient suivi nos traces.

Patrice Dubreuil, Dany Grondin, Dan Dunkley et Gino Bourdages étaient bien fiers d'être enfin arrivés à Churchill après une aventure de près de 2200 km.
Photo : Facebook: Pat Dubreuil
Elle ajoute : Moi, j’espérais voir des caribous, mais on n’en a pas croisé. Par contre, [mardi], on a aperçu un loup pendant un long bout; il ne voulait pas s’éloigner du bois, alors on a dû le contourner.
Le groupe a aussi observé des animaux plus inattendus : perdrix blanches, harfangs des neiges, renards blancs… une faune bien différente de ce qu’on voit habituellement le long de la route 11.


2 month_ago
20



























.jpg)






French (CA)