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De « bonnes pratiques » à parfaire à l’urgence de Rimouski

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La CNESST n'a relevé aucun manquement lors de son intervention de suivi en avril, en lien avec le code blanc qui a fait quatre blessés à l'urgence de Rimouski en janvier. Cela dit, bien que l'inspecteur de la commission salue les mesures prises pour sécuriser l'urgence, il note toutefois que certaines « bonnes pratiques » gagneraient à être mieux appliquées.

Dans son rapport, dont Radio-Canada a obtenu copie, l'inspecteur souligne le sérieux de la démarche entreprise, les actions déjà prises et l'engagement de poursuivre l'identification des risques et la mise en place de correctifs par le milieu à l'urgence.

Il relève aussi qu'un plan d'action a été élaboré après la première rencontre du comité paritaire formé après les événements de janvier. Un sous-comité « local d'urgence » a aussi été mis sur pied.

Ce plan d'action prévoit entre autres l'évaluation de la structure en place et des responsabilités des agents de sécurité des centres hospitaliers comparables et le réaménagement du poste des agents de sécurité pour que ces derniers aient une meilleure vue sur la salle d'attente de l'urgence.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent prévoit aussi revoir la durée moyenne des séjours sur civière des patients admis pour des raisons de santé mentale ainsi que le passage obligatoire par l'urgence de ces patients après l'obtention d'un congé temporaire ou à la suite d'une fugue.

La possibilité d'offrir des consultations en psychiatrie après 16 h est aussi évaluée.

Des pratiques à améliorer

Enfin, le plan d'action recommande d'assurer une surveillance concernant le port en tout temps des bracelets qui comportent un bouton d'alerte pour déclencher un code blanc. Ces bracelets de sécurité ont été offerts aux employés après les événements de janvier.

Lors de son passage à l'urgence de Rimouski, l'inspecteur de la CNESST a relevé que certains travailleurs de l'urgence ne portaient pas leur bracelet. La situation a été corrigée plus tard en journée.

Une attention particulière devra être portée concernant le respect de la consigne du port de bracelets et des audits devraient être instaurés, note-t-il dans son rapport d'intervention.

L'un des postes d'accueil de l'urgence de Rimouski.

La procédure d'accueil des patients au triage doit être améliorée, indique l'inspecteur de la CNESST. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

L'inspecteur indique aussi que la procédure d'accueil des patients aux salles de triage a été discutée lors de son passage.

Les usagers qui se présentent à l'urgence doivent prendre un numéro, puis s'asseoir dans la salle d'attente. Cela dit, l'inspecteur note que les employés ne voient pas la salle d'attente en entier à partir de leur salle de triage.

En absence d'enregistrement avant le triage, ils ne connaissent pas l'identité des gens. Ils pourraient alors se faire surprendre dans la salle de triage par un usager présentant un comportement laissant présager une désorganisation pouvant entraîner un danger imminent ou immédiat pour leur sécurité, décrit l'inspecteur.

Il a été mentionné à l'inspecteur que la « bonne pratique » privilégiée à l'urgence est de sortir de la salle de triage pour voir la salle d'attente et d'appeler le prochain numéro, ce qui permet aux travailleurs de voir les patients et de suivre leur état ou leur comportement.

Par contre, la CNESST note que, lors du passage de son inspecteur, cette « bonne pratique » n'est pas toujours appliquée par les employés. L'inspecteur indique avoir observé qu'à deux reprises, des numéros ont été appelés à l'interphone plutôt qu'en se déplaçant pour avoir une vue sur la salle d'attente.

Le rapport souligne enfin que seul un travailleur de l'urgence sur cinq a suivi ou resuivi la formation Oméga sur la façon d'intervenir en cas de code blanc.

La CNESST soutient qu'un suivi de l'ensemble des démarches et des mesures prises sera effectué ultérieurement.

Des infirmières qui n'ont pas revêtu leur uniforme, à l'urgence de Rimouski.

Des infirmières ont refusé de travailler après le code blanc de janvier. Elles demandaient alors des mesures pour améliorer la sécurité des travailleurs à l'urgence. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Rappelons que des infirmières avaient refusé d'entamer leur quart de travail de nuit après qu'un usager a blessé quatre travailleurs en janvier, lors d'un code blanc. Elles réclamaient alors la présence, en tout temps, d'un agent de sécurité à l'urgence.

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