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Des entreprises privées prendront une décision finale d’investissement pour la phase 2 de LNG Canada d'ici la fin de 2026, a déclaré David Eby, le premier ministre de la Colombie-Britannique.
Jeudi, David Eby était accompagné du ministre fédéral de l'Énergie, Tim Hodgson, et du président de LNG Canada, Chris Cooper, pour souligner un investissement, datant du 1er mai, de centaines de millions de dollars du privé. Il servira notamment à développer l’ingénierie du projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel et faire progresser des discussions avec des Premières Nations.
Ces fonds ont aussi mené à la signature d’une entente de coopération entre Victoria, Ottawa, LNG Canada et ses partenaires privés pour arriver à une potentielle décision finale d'investissement en 2026.
Shell, Petronas, PetroChina, Mitsubishi et Korea Gas forment la coentreprise qui finance LNG Canada.
Cela montre que nous sommes sur la bonne voie. [...] C'est un vote massif par lequel cinq grandes entités du monde entier ont déclaré qu'elles nous donnaient les moyens d'agir, a affirmé Chris Cooper.
Qu’est-ce que la phase 2 de LNG Canada?
- La phase 2 de LNG Canada est un projet d’agrandissement d’usine de liquéfaction de gaz naturel situé à Kitimat, en Colombie-Britannique.
- Il vise à doubler la production de gaz naturel liquéfié de LNG Canada, ce qui en ferait la deuxième plus grande installation du genre au monde, selon Ottawa.
- Il nécessite un investissement du privé de 33 milliards de dollars.
- Le projet fait également partie de la liste du Bureau des grands projets du fédéral.
Partisanerie corporative, selon le Parti vert
Lors de la conférence de presse pour annoncer l’accord de coopération, les médias ont pressé le PDG de LNG Canada au sujet du torchage.
Selon des rapports déposés par LNG Canada auprès de la Régie de l'énergie de la Colombie-Britannique et obtenus par une chercheuse de l’Université de Victoria, les excès de gaz brûlés dans les installations de LNG Canada dépassent largement les volumes autorisés.
Au démarrage, le torchage est toujours plus important, a commenté Chris Cooper. À mesure que l'exploitation se stabilise, le torchage diminue. D'ici à ce que la phase 2 soit mise en service, nous aurons tiré de nombreux enseignements, et certaines leçons déjà mises en pratique lors de la phase 1 nous seront très utiles pour réduire le torchage lors de la phase 2, a-t-il ajouté.

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Le démarrage de LNG Canada à la mi-2025 a été émaillé de problèmes techniques.
Photo : La Presse canadienne / ETHAN CAIRNS
De son côté, Emily Lowan, la cheffe du Parti vert de la Colombie-Britannique, critique l’appui du gouvernement provincial au projet. Les Britanno-Colombiens méritent mieux que les arguments de façade d’une entreprise de combustibles fossiles et du gouvernement qui la finance, avance-t-elle.
L’obsession persistante de ce gouvernement pour l’expansion du [gaz naturel liquéfié] est profondément troublante, malavisée et déconnectée de ce qui est le mieux pour l’avenir de la Colombie-Britannique et des réalités actuelles des marchés énergétiques mondiaux.
De son côté, le jour même de l’annonce de l’entente, l'Association canadienne des médecins pour l’environnement a demandé au gouvernement fédéral et à celui de la Colombie-Britannique d’ordonner une évaluation indépendante des effets cumulés sur la santé de la phase 1 du projet LNG Canada.


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