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Dans le Maine-et-Loire, un couple de retraités est condamné à « couper sa maison en deux » après une erreur de cadastre

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Près d’Angers, le couple est contraint par la justice de supprimer une extension construite dans les années 1990, à cause d’une erreur de cadastre découverte des décennies plus tard.

Près d’Angers, un couple de retraités doit démolir une extension construite il y a plus de trente ans après la découverte d’une erreur de cadastre.

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Près d’Angers, un couple de retraités doit démolir une extension construite il y a plus de trente ans après la découverte d’une erreur de cadastre.

Didier et Maryline Gautier ont passé plus de quarante ans dans cette maison de Trélazé, près d’Angers dans le Maine-et-Loire. Une maison qu’ils ont patiemment rénovée au fil des années pour y élever leurs quatre enfants. Mais plus de trente ans après des travaux réalisés avec un permis de construire, la justice leur ordonne aujourd’hui d’en démolir une partie.

Tout commence en 1981. À l’époque, le couple, tout juste marié, achète une vieille habitation. Lui est plaquiste, elle assistante maternelle. Peu à peu, ils entreprennent de la rénover eux-mêmes.

« Nous avons tout refait au fil des ans, la maçonnerie, la plomberie, l’électricité, tout… », raconte Didier Gautier à Ouest-France.

En 1990, ils acquièrent le bâtiment voisin, qui servait alors de clapiers à lapins, ainsi que l’allée située entre les deux maisons. Quelques années plus tard, en 1994, ils construisent une extension pour relier les deux bâtiments. Le projet est validé par la mairie avec un permis de construire.

Pendant plus de vingt ans, rien ne semble poser problème. La maison prend forme, les deux bâtiments sont désormais reliés et la nouvelle pièce devient le cœur de l’habitation. On y installe la cuisine et des toilettes.

Mais l’histoire bascule des années plus tard. En 2015, après le décès d’une voisine, le terrain voisin est racheté. En examinant les limites de la propriété, le nouveau propriétaire découvre alors une anomalie : une petite partie de l’extension construite par les Gautier n’apparaît pas sur le cadastre.

Selon le couple, l’erreur remonte aux années 1990, au moment de la division des parcelles. Le géomètre chargé de l’opération aurait oublié d’intégrer environ 10 m² dans le document cadastral. Le problème, c’est que juridiquement parlant, cette surface appartient au terrain voisin.

Une procédure judiciaire est engagée. Didier Gautier pense alors pouvoir s’appuyer sur la prescription acquisitive : au bout de trente ans, l’occupation d’un terrain peut devenir incontestable. Mais lorsque l’affaire débute en 2018, il lui manque encore deux ans.

Le 16 décembre 2025, le tribunal judiciaire d’Angers tranche finalement le litige. Le couple est condamné à détruire l’extension et à verser environ 17 000 euros au propriétaire voisin, notamment pour les frais de justice et le préjudice.

Didier et Maryline Gautier disposent alors de six mois pour réaliser les travaux, c’est-à-dire qu’en juillet prochain tout doit être terminé. Passé ce délai, une astreinte de 50 euros par jour de retard pourrait être appliquée. « Je dois couper ma maison en deux », résume Didier Gautier.

De son côté, le voisin assure ne pas vouloir récupérer cet espace mais affirme avoir tenté à plusieurs reprises de trouver un accord financier. Une version contestée par le couple.

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