Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Dans le laboratoire de Maiko Rodrig

5 month_ago 42

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Pour comprendre comment les artistes d’ici façonnent la matière pour en extraire leur vision du monde, il faut aller à leur rencontre. Mise en lumière est une série de portraits qui paraît chaque fin de mois. Des incursions dans l’univers de créateurs qui travaillent leurs œuvres de manière inusitée, en retrait de l’actualité culturelle.

Dans son atelier de Chabanel, Maiko Rodrig s’adonne à d’intrigantes « expériences en laboratoire ». Celles-ci ont à voir avec la matérialité du tirage en chambre noire et des procédés photographiques. « Surtout les procédés traditionnels, donc analogiques », explique le photographe en entrevue avec Le Devoir. La petite pièce, impeccablement organisée, fait bonne impression : un grand bureau, des machines de seconde main chinées çà et là — un agrandisseur (negative enlarger) Durst et des processeurs (paper processors) Ilford et Thermaphot —, tout un tas d’échantillons et d’outils accrochés au mur et, bien sûr, aucune lumière qui filtre. « J’ai aussi installé une ventilation à cause de la chaleur et des vapeurs dégagées par les produits chimiques et la machine : je voulais m’assurer d’être bien, parce que parfois, je reste ici pendant des heures », souligne l’artiste.

Quand on lui demande comment il est devenu photographe, Maiko Rodrig sourit et se met à fouiller dans ses tiroirs. Il en sort un appareil photo suranné, celui qui appartenait à sa famille, récemment ramené du Brésil, puisqu’il est originaire de Goiânia. « Il y avait encore une pellicule non développée à l’intérieur. J’y ai retrouvé des photos que j’avais prises de ma sœur, que je faisais poser, quand on avait cinq ou six ans », raconte-t-il à propos de cet objet précieux, chargé de souvenirs. Entre-temps, l’artiste occupe plusieurs emplois dans le secteur de la mode, en production ou comme assistant. La photographie, il la côtoie, l’admire, sans jamais l’étudier au cégep ou à l’université. Un véritable autodidacte. « J’ai toujours cru que si tu voulais faire quelque chose, il suffisait de l’apprendre par toi-même. Et parce que je suis quelqu’un de très curieux, et que je me lasse vite, j’apprends », confie-t-il.

Le plaisir de travailler avec des reliques

Son apprentissage, il le fait ainsi à partir de 2018. « Des amis m’ont parlé d’un gars à Hochelaga qui avait une chambre noire et exactement ce type de machine [il pointe du doigt les siennes]. Je lui ai simplement demandé : “Hey, j’aimerais apprendre à tirer. Est-ce que je peux utiliser ta machine ?” » Maiko Rodrig a trouvé son mentor. Chaque jour, il traverse la ville en métro et à pied pour en apprendre le fonctionnement. « Je faisais des essais, j’apprenais par moi-même, et c’est là que je suis vraiment tombé amoureux de ça », mentionne-t-il. Son appétence intarissable pour la photographie analogique le pousse à s’abreuver de vidéos et d’ouvrages sur le sujet. Rien ne l’arrête. Lorsque l’artiste trouve un atelier dans lequel il peut poursuivre son autoformation, quelques étages au-dessus de son espace actuel, les choses s’accélèrent. « Pour la [photographie] couleur, les ressources sont très limitées à Montréal. Quand j’ai finalement eu le bon accès au bon moment, j’ai pris ça très au sérieux », indique-t-il.

« J’aime l’idée d’utiliser des éléments qui sont désormais presque des reliques. La photo analogique, c’est un peu de magie, un peu de chimie, un peu de physique. Tu fais tout toi-même », ajoute le photographe avec enthousiasme. S’il est constamment à la recherche de nouvelles machines ou de matériaux, Maiko Rodrig ne se sent pas limité par cette technologie qui n’est plus vraiment fabriquée ni facilement accessible pour autant. « Fujifilm a, par exemple, arrêté de produire certains papiers aux États-Unis à cause des tarifs douaniers, donc les prix augmentent. Mais je suis très déterminé. Ça ne me décourage pas. Je me dis toujours que je vais trouver une solution », ajoute l’artiste. De fait, Marketplace n’a plus aucun secret pour lui.

Du figuratif à l’abstraction

« Au début, je me concentrais plutôt sur un travail figuratif. Et puis, il y a trois ans, j’ai commencé à porter attention aux erreurs, aux “ratés”. Parce que, dans le tirage, tu passes ton temps à faire des tests, à observer. C’est une forme de recherche perpétuelle », poursuit Maiko Rodrig. Les fuites de lumière deviennent alors un outil pour concevoir des images sans appareil photo, des luminogrammes. Une révélation. « Je me suis mis à me demander comment faire des couleurs et des gestes avec la lumière. C’est là que mon cerveau a explosé. Je me suis dit : wow, je peux vraiment créer », renchérit-il. Ses rouges sont d’une intensité remarquable, ses bleus, tout aussi profonds. Les outils que l’artiste fabrique à partir d’objets inusités, comme un briquet, apportent quant à eux textures, diffusion et distance à ces œuvres.

À la manière d’un savant, Maiko Rodrig consigne toutes ses formules dans ses carnets. Combien de temps le papier a-t-il été exposé ? Quelles combinaisons a-t-il testées ? Jusqu’où peut-il pousser tel ou tel paramètre ? « Je prends constamment des notes pour pouvoir revenir en arrière, compiler, orienter mes décisions. Et puis, quand je fais mes expérimentations, je peux cartographier tout ça dans ma tête », assure le photographe. Malgré tout, l’analogique cultive une part d’imprévisibilité. « Il y a un aspect unique et c’est ce que j’aime dans ce type de pratique et de matérialité : il y a toujours une petite caractéristique propre à chaque pièce. C’est très important pour moi de conserver ça », précise-t-il. Toujours est-il que son procédé artistique, lui, demeure stable : « Je fabrique mes instruments, mes outils, ma palette, mes couleurs, mes textures. Ensuite, j’arrive avec mon intention, je la pose, et je crée. C’est la manière dont j’aborde mes abstractions et mes luminogrammes. »

L’un de ses luminogrammes a justement spécialement été créé pour la pochette du dernier album de son amie Ouri, Daisy Cutter. « On a construit un monde ensemble pour son disque, car j’ai aussi fait toutes ses photos de presse et toutes les vidéos. On a relié tous les points », affirme l’artiste. Du figuratif à l’abstraction, il n’y a qu’un pas pour Maiko Rodrig. « Cette frontière a toujours été très floue : ça reste photographique, mais ce n’est pas exactement le même univers. Ils coexistent en se soutenant mutuellement », conclut-il.

Tandis que l’hiver déjà bien installé a ralenti ses activités, Maiko Rodrig en profitera, à n’en pas douter, pour peaufiner ses expérimentations depuis son laboratoire et trouver, peut-être, de nouvelles inspirations pour ses projets à venir.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway