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International 04/08/2026 15:19 Actualisé le 04/08/2026 18:53
Il s’agit de l’une des principales opérations de secours en mer depuis le début des traversées de la Manche à bord de « small boats », en 2018.
Une embarcation surchargée, un moteur qui prend feu et une opération de sauvetage d’une rare ampleur. Ce mardi 4 août, 157 migrants ont été secourus au large de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) alors qu’ils tentaient de rejoindre clandestinement le Royaume-Uni.
Dans la matinée, cette embarcation de fortune « a pris feu à la limite des eaux françaises et britanniques, conduisant ses occupants à se jeter à l’eau », a détaillé la préfecture du Pas-de-Calais en milieu de matinée. « À ce stade, aucune victime n’est à déplorer », a précisé la préfecture.
Il s’agit de l’une des principales opérations de secours en mer depuis le début des traversées de la Manche à bord de « small boats », du nom de ces embarcations précaires, en 2018.
Ce bateau était parti lundi de Veules-les-Roses, en Seine-Maritime, a précisé dans un communiqué la Préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar).
Dans un premier temps, dans la nuit de lundi à mardi, cinq passagers de ce bateau « nécessitant d’être secourus » avaient été pris en charge et débarqués à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), selon la Prémar. Les autres personnes à bord avaient alors « refusé le secours proposé par les moyens français ».
Ce mardi matin, alors que le small boat approchait des eaux britanniques, son moteur a pris feu et « l’intégrité de l’embarcation (s’est dégradée) très rapidement », ajoute la Prémar.
Canot de sauvetage
De nombreux navires ont alors été mobilisés dont deux « bâtiments britanniques de la Border Force » et un canot de sauvetage de la Royal National Lifeboat Institution (RNLI), détaille la Prémar. Ce canot a été déclenché à 6h du matin, heure locale, a précisé la RNLI.
Ces dernières semaines, des témoins ont assuré à l’AFP avoir vu apparaître des canots plus longs, dépassant les 12 mètres contre 8 à 10 mètres habituellement. La semaine dernière, un jeune homme de 19 ans a comparu devant un tribunal britannique, accusé d’avoir piloté la semaine précédente un bateau qui avait transporté 167 personnes.
Ce « mode d’action (...) s’étend singulièrement », a récemment déploré la Prémar auprès de l’AFP, soulignant en outre que « le nombre de personnes par embarcation ne cesse d’augmenter » : il est passé de 26 en 2021, à 65 depuis début 2026.
Ces dernières années, les gouvernements britanniques successifs ont tous promis de lutter contre ces traversées illégales de la Manche, alors que le phénomène a contribué à l’essor du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage ces deux dernières années.
Un nouvel accord pour tenter d’empêcher les traversées clandestines de la Manche a été conclu en avril entre Paris et Londres.
Trois femmes et un homme sont décédés la semaine dernière dans des tentatives de traversée de ce type. Depuis le début de l’année, au moins 15 personnes sont ainsi décédées, selon un décompte de l’AFP.
Depuis le 1er janvier, 14 526 personnes ont rejoint clandestinement la Grande-Bretagne par la mer, selon les chiffres officiels des autorités britanniques. Un nombre en baisse de plus de 40 % par rapport à la même période en 2025.
Environ 200 000 personnes ont rejoint le Royaume-Uni par small boats depuis 2018.


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