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REPORTAGE - Même en Bretagne et en Normandie, pourtant habituées aux précipitations généreuses, le manque d’eau se fait ressentir dans les exploitations. Les éleveurs se mobilisent pour faire face et se réinventer.
À la frontière entre la Bretagne et la Normandie, deux grandes régions agricoles séparées par le Couesnon, fleuve qui se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel, le changement climatique n’est plus une simple vue de l’esprit. Après les pluies excessives de l’hiver et du printemps derniers, ces territoires sous l’influence d’un climat océanique, habitués à ne pas irriguer y compris l’été, souffrent aujourd’hui d’un déficit hydrique. Depuis les routes empruntées par les nombreux touristes en ce mois d’août, les prairies ont perdu leur éclat verdoyant qui les caractérise tant dans ce coin de la France. Elles ressemblent à des paillassons. Les vaches boudent les prés où il y fait trop chaud et où il n’y a plus à manger. Même les arbres voient leurs feuilles prématurément sécher.
120 litres d’eau par jour
Un paysage de désolation inquiétant qui change le comportement des paysans et de leurs animaux. « Au-delà des 25 degrés, les vaches préfèrent rester à l’ombre dans les grandes étables aérées par les courants d’air naturel…


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