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Par Damien Le Guay
Publié le 01/11/2026 à 17h00, mis à jour le 02/11/2026 à 07h43

FIGAROVOX/TRIBUNE - À l’occasion de la Toussaint, le deuil ouvre à une sensibilité inédite et rappelle la dépendance des vivants envers leurs disparus, souligne le philosophe spécialiste de la fin de vie.
Damien Le Guay est philosophe, spécialiste de l’éthique médicale, de la fin de vie, du deuil et des rites mortuaires. Il a notamment publié Quand l’euthanasie sera là… (Salvator, 2022).
La Toussaint est là. Et avec elle le jour des défunts. Deux fêtes en une. Toutes les deux nous invitent à une vaste réconciliation. Se réconcilier avec nos morts, avec nos mémoires en souffrance, avec nos cœurs ébréchés, avec l’envie d’être meilleurs, plus ajustés à notre vocation de sainteté. Que célébrons-nous en cette double fête ? Une vaste fraternité. Ou plutôt trois fraternités : celle des saints reconnus qui nous demandent de les invoquer ; celle des vivants avec leurs morts singuliers ; celle des vivants entre eux soucieux d’aller pèleriner ensemble vers leurs cimetières. Trois fraternités liées les unes avec les autres et qui se font la courte échelle. Trois belles invitations à nous rejoindre ensemble avec ceux qui nous ont devancés. Tous pensent aux autres : les vivants aux morts…


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