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Du 15 au 19 juillet à Chantonnay, quatre cyclistes de l'UC Alençon-Damigny défendent les couleurs de la Normandie aux championnats de France de l'Avenir. Un rendez-vous majeur.
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Par Rédaction Alençon Publié le 14 juil. 2026 à 18h00
Du 15 au 19 juillet 2026, à Chantonnay (Vendée), se tiendront les championnats de France de l’Avenir, ouverts aux catégories de U17 à U23.
Une compétition de référence pour découvrir les jeunes talents du cyclisme français à laquelle sera conviée l’Union Cycliste Alençon-Damigny (Ucad) par l’entremise de quatre coureuses, retenues pour y défendre les couleurs de la Normandie : Romane Prioul, Ambre Le Royer, Pauline et Manon Bramoullé.
Interrogé sur l’absence de l’Ucad aux championnats de France Élites, Alain Devaux, directeur technique de l’entité ornaise, ne se dérobait pas et argumentait. « Pour faire les France, il aurait fallu que nous ayons un classement qui le permette. En DN2 (division où évolue l’Ucad, N.D.L.R.), avant la finale à Sarlat qui aura lieu fin août, nous occupons actuellement en 11e place et seules les neuf premières équipes étaient qualifiées. De toute façon, si nous y avions été, cela aurait été compliqué. Il nous faut gagner en coffre. »
« L’envie de faire quelque chose »
La très légère pointe de déception est dissipée par le caractère de la compétition à venir.
Les championnats de France de l’Avenir restent quand même un événement majeur de l’année pour de très nombreuses coureuses. Il faut donc y aller avec l’envie de faire quelque chose.
Sous un autre angle, il ne s’agit pas de la négliger : « Il ne faut pas considérer ces championnats comme un aboutissement, mais comme une continuité dans l’apprentissage. » Et s’y préparer en conséquence.
Une tactique normande pour faire gagner Romane Prioul ?

Forte de son titre de championne de Normandie mais aussi de « ses capacités en contre-la-montre et de ses résultats obtenus jusque-là », Romane Prioul, la benjamine de la formation alençonnaise, aura le droit à la formule complète, car alignée sur les trois épreuves de ces championnats (contre-la-montre individuel, relais mixte et course en ligne). « C’est simple, elle courra tous les deux jours ! »
Pour ses équipières, « sélectionnées elles aussi sur leurs résultats mais aussi sur leurs valeurs sportives », le menu proposé sera allégé car elles prendront part uniquement à la course en ligne.
Grâce à ses récents résultats, dont le titre de championne de Normandie, Romane Prioul « sera protégée lors de la course en ligne car le comité compte sur elle », estime Alain Devaux. Une probable tactique collective sera instaurée pour lui permettre de bien figurer, voire de l’emporter.
Avec un bémol :
Une course en ligne, c’est la course d’un jour. Il faut donc être prêt le jour J. En espérant que Romane profite d’une échappée, car elle n’est pas très à l’aise au sein du peloton.
Des statuts différents

Pour ses comparses de club, un autre son de cloche se fait entendre.
En U23, malgré son récent titre de championne de Normandie, Pauline Bramoullé ne partira pas avec le dossard de leader. « Je pense qu’il y aura carte blanche. Soit elles font course commune, soit elles profitent d’une opportunité pour tenter leur chance. »
D’autant plus que le circuit, tracé dans le bocage vendéen, « pas toujours plat avec un peu de relief », est propice à l’effort solitaire qui sied aux qualités du trio. « Ce sont des baroudeuses », assure celui qui est aussi trésorier général du Comité de Normandie.
Des courses en ligne relevées mais ouvertes
Si chaque coureuse ornaise peut bien figurer – « on espère des places, on est confiant » -, l’adversité aura le même discours. « Avec la Bretagne et l’Île-de-France, il y aura un bon niveau en U23 », souligne Nadia Chédeville. « Pas mal de filles étaient aux championnats de France Élite et sont très performantes. »
Une concurrence que le quatuor éprouve lors des manches de la Coupe de France ou des étapes de la Route de l’Ouest. « En U19, c’est pareil. Il y a vraiment un gros vivier et beaucoup de talents », enchaîne la secrétaire de l’Ucad.
« Cela promet des courses élevées, mais aussi ouvertes et indécises. » Charge aux Alençonnaises de sentir les bons coups, alors qu’un autre facteur aura sans aucun doute des effets certains : la météo, si la canicule annoncée perdure.
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