NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les équipements médicaux connectés facilitent la surveillance, mais peuvent aussi ouvrir une porte aux cybercriminels.
Des pirates informatiques tentent de réchauffer les réserves de plasma
Cette fois, les cybercriminels ne cherchaient pas à dérober des fichiers ou des mots de passe. Leur cible était beaucoup plus concrète : la chaîne du froid.
Selon les informations communiquées par l’Établissement français du sang (EFS), les paramètres de température et de dégivrage des chambres froides concernées ont été réglés à des niveaux « très élevés ». Trois sites de stockage ont été affectés par cette manipulation informatique.
Les installations contenaient notamment des poches de plasma destinées aux transfusions et des produits utilisés dans la fabrication de médicaments. Une rupture prolongée des conditions de conservation aurait pu entraîner leur destruction.
Heureusement, les dispositifs de surveillance ont détecté les anomalies avant que les réserves soient compromises. Les équipes techniques ont sécurisé les équipements et transféré préventivement certains produits vers d’autres installations.
L’établissement confirme qu’aucune conséquence sanitaire n’a été constatée et qu’aucun produit sanguin n’a été perdu. Les collectes et les distributions aux établissements de santé se poursuivent normalement.
Après les supermarchés, les réserves médicales
L’incident rappelle furieusement une précédente opération informatique. Le 12 octobre, nous rapportions déjà la cyberattaque contre les installations frigorifiques de supermarchés français.
Des pirates avaient alors manipulé les systèmes de régulation pour provoquer des hausses de température et des dégivrages intempestifs. Plusieurs enseignes avaient dû jeter des marchandises, avec des pertes financières considérables.
Début novembre, une nouvelle vague d’attaques a touché des commerces dans plusieurs pays européens. Des réfrigérateurs connectés, censés faciliter la maintenance et la surveillance à distance, se sont retrouvés commandés par des inconnus.
Le passage des rayons surgelés aux réserves médicales donne une autre dimension au phénomène. Un congélateur de supermarché piraté peut détruire des milliers d’euros de marchandises. Il en est de même à l’ESF dont le plasma est vendu jusqu’à 160 euros HT le litre, mais dans un établissement chargé d’approvisionner les hôpitaux, les conséquences potentielles concernent directement les patients.
Une attaque passant par un prestataire extérieur
Autre particularité : les pirates n’ont pas directement pénétré les systèmes informatiques de l’EFS. L’incident a touché un prestataire chargé des équipements frigorifiques utilisés dans ses installations.
Cette dépendance à des fournisseurs extérieurs constitue un risque bien réel pour les organismes publics. Même lorsque leur propre réseau est correctement protégé, un équipement connecté peut devenir vulnérable par l’intermédiaire d’un partenaire technique.
Les administrations françaises connaissent déjà les désagréments du piratage informatique. En août dernier, nous revenions sur les trois incidents informatiques ayant touché l’Éducation nationale en six mois. Les méthodes diffèrent, mais les organismes publics restent des cibles exposées.
Qui cherche à saboter les systèmes frigorifiques européens ?
Pour l’instant, personne n’a revendiqué l’opération contre l’EFS. L’identité des auteurs demeure inconnue, tout comme leurs motivations. Rien ne permet non plus d’affirmer que les attaques contre les supermarchés et les installations médicales ont été réalisées par les mêmes individus.
L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et le ministère de la Santé ont été alertés. Des investigations sont engagées pour déterminer les circonstances de l’incident et les équipements concernés.
Selon les informations publiées par le Guardian le 4 novembre, les autorités européennes examinent également la succession d’attaques informatiques visant les installations frigorifiques du continent.
À l’EFS, la surveillance des équipements a été renforcée. Les alarmes ont permis d’éviter la perte des réserves de plasma. Cette fois, les protections ont fonctionné.


6 hour_ago
35



























.jpg)






French (CA)