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Encore une hausse du gaz : à ce rythme, le radiateur sera bientôt réservé aux grandes occasions…
Sur l’ensemble du prix repère, tous usages confondus, la Commission de régulation de l’énergie chiffre la hausse moyenne à 6,3 % TTC.
Une nuance importante : tous les consommateurs ne subiront pas automatiquement cette augmentation. Les ménages disposant d’une offre à prix fixe ne sont notamment pas directement concernés tant que leur contrat conserve ses conditions actuelles.
Pour les autres, l’automne commence avec une addition particulièrement salée.
1 817 euros par an pour 10 000 kWh
Avec le nouveau barème, un foyer consommant 10 000 kWh de gaz par an pour son chauffage arrive à une facture théorique d’environ 1 817 euros par an, abonnement compris.
Un an auparavant, en octobre 2025, la même simulation aboutissait à environ 1 364 euros. La facture-type augmente donc d’environ 453 euros sur douze mois, soit plus de 33 %.
Quant au seul prix du kWh destiné au chauffage, il est passé de 0,1034 euro TTC en octobre 2025 à 0,1456 euro en octobre 2026. Cela représente +40,8 % en un an.
La tendance n’est d’ailleurs pas nouvelle. Dès le mois d’août, nous rappelions que le prix moyen du gaz payé par les ménages avait fortement augmenté ces dernières années. Septembre devait alors apporter une hausse supplémentaire. Un mois plus tard, une nouvelle marche est franchie.
Pourquoi le gaz augmente encore
Pour octobre, inutile toutefois d’attribuer mécaniquement les 8 % supplémentaires à une nouvelle taxe décidée pendant l’été. La CRE précise que la composante liée à l’approvisionnement augmente en raison de la progression des prix constatée sur les marchés du gaz au cours des semaines précédentes.
Le prix payé par les particuliers reste néanmoins composé de plusieurs éléments : approvisionnement, coûts commerciaux, réseaux, stockage et taxes. Parmi celles-ci figurent notamment la TVA, l’accise sur le gaz naturel et la contribution tarifaire d’acheminement.
Autrement dit, le marché explique une bonne partie du mouvement d’octobre. Mais pour le consommateur, le résultat se résume surtout à une ligne de prélèvement plus élevée.
Et cette nouvelle hausse intervient dans un contexte où les dépenses contraintes continuent de peser lourdement sur les ménages. Alimentation, énergie, assurances, logement ou carburant : le ralentissement du taux d’inflation n’a pas fait disparaître les augmentations accumulées depuis plusieurs années.
Une subtilité statistique qui console assez peu au moment de remplir le réfrigérateur ou de rallumer la chaudière.
Novembre pourrait coûter encore plus cher
Et l’accalmie n’est pas garantie pour le mois prochain.
Les premières estimations établies à partir des cotations des marchés du gaz envisagent actuellement un prix du kWh de chauffage proche de 0,1576 euro en novembre.
Si cette projection se confirmait, cela représenterait encore environ 8 % de hausse par rapport au mois d’octobre.
Il faut cependant rester précis : ce niveau pour novembre est pour l’instant une estimation. Il ne s’agit pas encore du prix repère officiel publié par la Commission de régulation de l’énergie. Les marchés peuvent évoluer d’ici là.
Reste une réalité beaucoup plus immédiate pour les foyers concernés : l’hiver 2026-2027 n’a pas encore commencé et la facture de chauffage, elle, est déjà en train de prendre de l’avance.


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