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Face aux visées expansionnistes du président américain Donald Trump, le Canada veut garder la face et agit à l'abri des projecteurs. Samedi 17 janvier, le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé la conclusion d'un partenariat stratégique avec la Chine. Un geste à la fois économique et diplomatique, destiné à réduire la dépendance commerciale du pays envers Washington –qui reste à ce jour son premier partenaire économique.
L'accord signé avec la deuxième puissance mondiale prévoit une réduction des droits de douane sur l'énergie, les technologies de pointe et les biens de consommation chinois. Sur les seuls véhicules électriques, la taxe douanière chute spectaculairement, passant de 100% à seulement 6%. Mais derrière les calculs commerciaux se cache une inquiétude autrement plus vertigineuse. Pour la première fois depuis plus d'un siècle, Ottawa se prépare à une potentielle invasion des États-Unis.
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Les multiples allusions du locataire de la Maison-Blanche concernant l'annexion de l'État à la fleur d'érable ont poussé les forces armées à réfléchir aux stratégies de défense. Selon deux hauts responsables gouvernementaux, qui se sont confiés sous couvert d'anonymat au journal canadien Globe and Mail, leurs tactiques s'inspireraient de celles utilisées par les talibans lors de l'invasion américaine en Afghanistan.
Une attaque américaine «très improbable»
Lorsque les troupes américaines et alliées sont arrivées dans le pays en 2001, le manque de renseignements a entravé leurs opérations pendant près d'une décennie, selon les analyses du Belfer Center de Harvard. Les embuscades menées par les forces talibanes ainsi que les attaques en zones rurales pourraient servir d'exemple pour la riposte canadienne. L'armée envisage ainsi une campagne de type insurrectionnel, flirtant avec les tactiques de guérilla, comme le détaille un article de Futurism.
Reste que les modélisations inquiètent. D'après les scénarios envisagés, Washington serait en mesure de neutraliser les principales positions stratégiques canadiennes en moins d'une semaine. Les deux dirigeants soulignent qu'il s'agit d'un modèle visant avant tout à alimenter les réflexions. Une opération de conquête par les États-Unis est jugée «très improbable» à ce stade.
Un soulagement relatif, tant le contexte géopolitique n'a rien de rassurant en ce début d'année. Après l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et la volonté de Washington de mettre la main sur les ressources nationales de pétrole et de minerais précieux, Donald Trump ne cache plus son ambition d'annexer le Groenland –un projet qui pourrait finalement prendre la forme d'un accord avec l'OTAN, après le spectaculaire volte-face présidentiel lors du Forum économique mondial de Davos mercredi 21 janvier.
En 2025, le numéro un du gouvernement américain a affiché à plusieurs reprises sa volonté de transformer le Canada en «51ᵉ État», des propos qui ont scandalisé la population canadienne. À Ottawa, on fait mine de ne pas trembler, mais les lignes, elles, ont déjà commencé à bouger.





























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