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Marc Bélanger, qui avait pris part à la course à la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ) ayant couronné Pablo Rodriguez, ne compte pas retenter l'expérience dans l'espoir de succéder à ce dernier. Le Matanais explique avoir pris une décision basée sur la raison.
L’avocat fiscaliste avait brigué la dernière course aux côtés de quatre adversaires et avait conclu le premier tour au quatrième rang. Encore en réflexion avant les Fêtes quant à la possibilité de se lancer de nouveau dans l'arène politique, le principal intéressé a finalement décidé de passer son tour.
Je dois honnêtement vous avouer que je reste encore convaincu qu’on doit changer complètement la manière de diriger le Québec, et ça me fait quelque chose de ne pas pouvoir me présenter, fait-il valoir.
C’est la raison qui me fait prendre cette décision-là.
La dette qu’il a contractée lors de sa première course, qu’il doit toujours régler, fait partie des motifs qui l’ont persuadé de ne pas se relancer. Ça aurait été irresponsable de ma part de m’en aller dans une nouvelle campagne et d’accumuler encore une dette, explique le politicien, qui ne blâme pas les règles de financement actuelles pour autant.
Récolter des fonds en vue d'une campagne électorale demeure par ailleurs difficile à ses yeux, notamment pour une personne non élue qui provient de l’extérieur. Tout ce qui s’est passé à l’intérieur du parti, ça n’aide pas à faire du financement, observe-t-il. M. Bélanger fait référence aux potentielles récompenses financières surnommées brownies qui auraient été offertes en retour d'appuis à la campagne de Pablo Rodriguez.

Pablo Rodriguez a quitté la chefferie du Parti libéral du Québec après six mois de règne. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi
La courte échéance de la course est un autre élément que M. Bélanger a considéré dans sa réflexion. À mes yeux, ça devient très difficile et le parti n’est pas dans une belle situation, admet celui qui possède plusieurs entreprises. L’homme d’affaires ajoute que, lors de la course précédente, sa campagne avait pu être organisée à l'avance en tenant compte de ses obligations professionnelles, ce qui n’aurait pas été réaliste cette fois-ci.
M. Bélanger surveillera néanmoins la course à venir. Il estime qu’il sera nécessaire pour le PLQ de pouvoir compter sur un chef au nationalisme très fort sur le plan économique. Pour lui, instaurer des mesures afin de protéger les ressources naturelles du Québec est primordial, notamment dans un contexte d’incertitude induit par les États-Unis.
Avec la démission de M. Rodriguez annoncée le 17 décembre, la course à la direction du PLQ s’amorcera 12 janvier. Charles Milliard, qui avait terminé au deuxième rang, a annoncé lundi qu’il serait de nouveau sur la ligne de départ.
Avec les informations de Renée Dumais-Beaudoin


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