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KELOWNA, C.-B. - Le défenseur des Saguenéens de Chicoutimi Alexis Bernier a appris le travail à la dure à la ferme avicole familiale et c’est grâce aux valeurs transmises par son père, David, qu’il entend continuer de contribuer aux succès de son équipe au tournoi de la Coupe Memorial.
À quelques heures du match inaugural des Bleus contre les Silvertips d’Everett sur la patinoire de la place Prospera, à Kelowna, en Colombie-Britannique, Alexis Bernier est revenu sur les étés passés à la ferme de son père en Montérégie, à travers son parcours comme hockeyeur.
Ça m’a apporté beaucoup de discipline, le travail, ce sont mes principales forces comme joueur de hockey. Je travaille toujours fort dans tous les aspects du jeu et avoir ces valeurs familiales là, à un jeune âge, c’est ça qui m’a aidé, a souligné l’espoir du Kraken de Seattle de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Alexis Bernier devant les médias au tournoi de la Coupe Memorial.
Photo : Radio-Canada / Christophe Barachet
Son père connaît d’ailleurs bien les rouages du métier. Il a lui-même évolué dans la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ) au milieu des années 1990, notamment sous la férule d’un certain Richard Martel à Saint-Hyacinthe. Après sa carrière de joueur, David Bernier s’est tourné vers l’élevage de volaille. Son fils, né en 2006, a passé beaucoup de temps à la ferme durant son enfance et à l’adolescence.
Plus les années avancent, plus c’est difficile et plus j’ai des entraînements, mais, plus jeune, j’aimais beaucoup ça être là. Ce n’est pas toujours rose, comme d’autres métiers, mais c’est un super beau métier, a raconté le joueur des Saguenéens devant les journalistes québécois.
Mon père est mon modèle. Il m’a donné ma passion pour le hockey. On avait une patinoire dans le champ derrière la ferme et c’est là que tout a commencé. Il est là pour me conseiller.
Yanick Jean louange son défenseur
À la dernière période des transactions, l’entraîneur-chef et directeur général des Saguenéens, Yanick Jean, savait quels ingrédients il désirait ajouter à son groupe pour le guider vers le sommet. Alexis Bernier en faisait partie. Et les Sags l’ont obtenu dans une transaction avec le Drakkar de Baie-Comeau.
À toutes les fois qu’on affrontait Baie-Comeau et Dieu sait qu’on les joue souvent, on se disait : "Ah! Non" ou "Bernier n’est pas sur la glace!" Ça en dit beaucoup sur comment tes joueurs se comportent face à certains joueurs adverses, leur état d’esprit. Tout le monde savait que Bernier était difficile à affronter et, pour moi, il est extrêmement difficile à affronter, l’un des plus durs de notre ligue en zone défensive, a souligné le pilote chicoutimien.

Yanick Jean a rencontré les médias samedi à la place Prospera de Kelowna.
Photo : Radio-Canada / Christophe Barachet
Ce n’est donc pas par son jeu spectaculaire que Bernier se met en évidence, mais plutôt par ses habiletés à neutraliser l'adversaire. En séries, il a récolté 7 points en 20 rencontres. Dès son arrivée dans la LHJMQ, il a compris qu’il serait plus utile de cette manière.
De nos jours, il y a les [Cale] Makar, [Lane] Hutson, mais ce type de joueur, il y en a un par équipe. Le reste, ça prend des défenseurs qui sont durs à affronter, qui bougent bien la rondelle, et ça, je l’ai réalisé assez vite. Il y a beaucoup de défenseurs qui veulent en mettre plein la vue, mais je pense qu’un défenseur de mon style peut avoir une aussi grande importance. Je prends une fierté à affronter les meilleurs éléments de l’équipe adverse, a mentionné Alexis Bernier.
Il est revenu de loin cette saison, car il a dû se remettre d’une opération au genou subie le printemps passé. Sa persévérance a été récompensée puisqu’il a signé son premier contrat professionnel avec Seattle quelques jours avant le début du tournoi de la Coupe Memorial.
Il le mérite parce qu’il a travaillé d’arrache-pied pendant sa convalescence pour être où il est. Il aurait pu s’apitoyer sur son sort il y a un an de ça lorsqu’il a eu sa grosse blessure et, honnêtement, bravo à lui, a répondu Yanick Jean.


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