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Coupe du monde 2026 : Rubio dément vouloir remplacer l’Iran par l’Italie

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Sport 24/04/2026 07:42 Actualisé le 24/04/2026 07:43

Un haut responsable américain, proche de Donald Trump, a soufflé l’idée de repêcher l’Italie pour remplacer l’Iran au Mondial 2026.

Par Maëlle Roudaut avec AFP

Une idée farfelue, finalement écartée. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a assuré ce vendredi 24 avril que les États-Unis ne cherchent pas à exclure l’Iran de la Coupe du monde de football cet été. Le chef de la diplomatie américaine a en effet été interrogé après qu’un responsable américain a évoqué la possibilité de repêcher l’Italie, non qualifiée pour le tournoi, pour remplacer l’Iran.

« Je ne sais pas d’où ça vient, ce sont des spéculations selon lesquelles l’Iran pourrait décider de ne pas venir, et que l’Italie prendrait sa place », a déclaré le secrétaire d’État. « Nous ne voulons pas pénaliser les joueurs », a aussi souligné Donald Trump.

Mi-mars, le président américain avait toutefois estimé que la sélection iranienne ne serait pas en « sécurité » si elle venait aux États-Unis. Ce jeudi, Marco Rubio a à nouveau déclaré : « Le problème avec l’Iran, ce ne serait pas ses athlètes. Ce serait certaines des autres personnes qu’ils veulent faire venir avec eux ».

Si les joueurs iraniens « décident de ne pas venir de leur propre initiative, c’est parce qu’ils ont décidé de ne pas venir, a-t-il poursuivi. Ce qu’ils ne peuvent pas faire, c’est faire entrer chez nous tout un tas de terroristes des Gardiens de la révolution islamique (l’armée idéologique de l’Iran, ndlr) en prétendant que ce sont des journalistes et des préparateurs physiques. »

L’Iran doit disputer ses trois matches du groupe G à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin) puis à Seattle contre l’Égypte (27 juin). Son camp de base est censé être situé à Tucson, en Arizona.

L’Italie « offensée » par une telle idée

Alors que la guerre au Moyen-Orient fait planer le doute sur la participation iranienne à 50 jours du coup d’envoi, Paolo Zampolli, un haut émissaire auprès de Donald Trump, a affirmé au Financial Times avoir suggéré l’improbable scénario au président américain et à Gianni Infantino, le patron de la Fifa.

« Je suis Italien de naissance et ce serait un rêve de voir la Squadra Azzurra dans un tournoi organisé aux États-Unis. Avec quatre titres, elle a le pedigree pour justifier son inclusion », a déclaré ce conseiller du président.

En 2022, après le précédent échec des Azzurri au même stade, il avait déjà suggéré - sans succès - à la Fifa de disqualifier l’Iran en raison de la violence de sa répression policière, pour repêcher l’Italie au Mondial au Qatar.

Des responsables italiens ont toutefois écarté cette option. « Premièrement, ce n’est pas possible. Deuxièmement, ce ne serait pas approprié, on se qualifie sur le terrain », a affirmé le ministre italien des Sports, Andrea Abodi, cité par les agences italiennes Ansa et AGI. Le président du Comité national olympique italien (Coni), Luciano Buonfiglio, a assuré qu’il se sentirait « offensé » si l’Italie était repêchée de cette façon. « Il faut mériter sa place en Coupe du monde », a-t-il expliqué, selon les agences italiennes.

« Le football n’appartient pas aux politiciens »

La Squadra Azzurra ne participera pas au Mondial pour la troisième fois consécutive après avoir été éliminée par la Bosnie-Herzégovine (1-1 a.p. 4 tab à 1) fin mars.

Interrogée par l’AFP, l’instance mondiale du foot a renvoyé vers les récentes déclarations de Gianni Infantino, dont la connivence explicite avec Donald Trump a suscité des critiques. « L’Iran sera à la Coupe du monde » et disputera comme prévu ses matches du premier tour aux États-Unis, a-t-il affirmé à l’AFP fin mars.

« L’Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer », a-t-il encore déclaré mi-avril lors d’une conférence économique à Washington, en espérant que le Moyen-Orient retrouverait bientôt une « situation pacifique ».

Au début du conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, l’Iran avait évoqué un « boycott » de la compétition, avant de demander à la Fifa de déplacer ses matches au Mexique. L’instance mondiale a écarté cette option.

Le règlement de la Fifa confère à l’organisation le pouvoir de décider seule des mesures à prendre si une équipe devait se retirer du tournoi. « Le football appartient aux peuples, pas aux politiciens. La tentative d’exclure l’Iran de la Coupe du monde ne fait que révéler la “faillite morale” des États-Unis, qui craignent même la présence de onze jeunes Iraniens sur le terrain », a écrit jeudi sur X l’ambassade iranienne à Rome.

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