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Coupe du monde 2026 : le dos qui siffle, «crack» Olise, chambrage des joueurs du PSG... Les réponses de William Saliba

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Le défenseur des Gunners s’est exprimé en conférence de presse ce samedi, au campus de Bentley, à l’avant-veille de France-Irak, lundi, à Philadelphie.

Place aux tauliers. Arrivé en stage avec une blessure au dos, William Saliba a néanmoins débuté face au Sénégal (3-1) mardi dernier, dans le New Jersey. C’est le premier titulaire à répondre aux questions des journalistes ce samedi, au campus de Bentley, après plusieurs remplaçants (Zaïre-Emery, Koné, Akliouche…). D’ailleurs, le premier joueur à s’exprimer en conférence de presse, Lucas Digne, a des chances de débuter aussi face à l’Irak, lundi (23h), à Philadelphie. Finaliste malheureux en Ligue des champions, face au PSG, le défenseur d’Arsenal a balayé tous les sujets, de son dos douloureux à la finale de Budapest, en passant par son association avec Dayot Upamecano.

Axe gauche : «Tout l’Euro 2024, j’ai joué à gauche. Je suis revenu à droite après. J’en ai fait d’autres à gauche… Avant la compétition on a parlé avec le coach et Dayot Upamecano, mais que je sois à gauche ou lui, ça ne change rien, il n’y a pas de problème à ce sujet. On peut être amenés à le faire tous les deux.»

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Comment digérer la finale perdue en Ligue des champions : «Ça a été un peu plus facile car la Coupe du monde arrivait vite après. Ça a été difficile les trois quatre premiers jours. Ça se charrie à table (avec les Parisiens) mais ce n’est que de la rigolade, c’est oublié et j’espère qu’on reviendra plus fort l’an prochain (avec Arsenal)».

Sa blessure au dos : «J’ai eu de petites gênes depuis plusieurs mois. J’ai serré les dents pour la Premier League et la Ligue des champions. Le staff me gère très bien, le coach aussi. Il faut serrer les dents pour une Coupe du monde, c’est tous les quatre ans. (…) Je ne peux pas dire ce que ça m’empêche de faire, certains liraient les propos (sourire). Je ne suis pas à 100% mais c’est le cas de plein de joueurs. Il faut serrer les dents, ne pas chercher des excuses. Le staff gère bien, j’espère que ça va continuer

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La maturité à 25 ans : «25 ans, on a plus d’expérience, on se sent mieux. Je sais que je peux mieux faire et je vais tout donner pour arriver à mon prime.»

L’Irak : «On a vu des vidéos du match face à la Norvège, c’est une bonne équipe, ce ne sera pas simple même si les gens pensent que c’est trois points assurés. On a vu qu’ils ont fait nul contre l’Espagne, ils se sont qualifiés contre la Bolivie au Mexique. Il n’y a aucun match facile dans ce tournoi. Ce sera une grande bataille et on fera tout pour se rendre le match facile.»

Dayot Upamecano est fort, je suis fort aussi et on s’entend bien.

William Saliba

La charnière, son association avec Dayot Upamecano : «Ça se passe bien car c’est un grand défenseur, un top joueur. Depuis l’Euro, on a fait du bon boulot. On peut mieux faire. Il est fort, je suis fort aussi et on s’entend bien. J’espère continuer comme ça.»

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Les ambianceurs du groupe France : «Le groupe vit très bien. Depuis que je suis ici on a toujours bien vécu. Ça fait aussi notre force, ça fait baisser la pression dans ce genre de compétition. On rigole en dehors du terrain. Il y a beaucoup de gens marrants dans cette équipe de France, ça fait passer le temps plus vite. Qui ? Vous connaissez les noms, Ousmane, Marcus, Kylian… La moitié de l’équipe, ils sont marrants.»

Le soutien des supporters et leurs sacrifices pour venir en Amérique : «On a vu des images avant le match (le rassemblement à Times Square, NDLR), et ils étaient beaucoup au stade. Ça fait plaisir, on a besoin d’eux. Tu ne gagnes pas une grande compétition sans tes supporters. Ils sont plus nombreux qu’au Qatar, ça fait plaisir et ça nous porte pour essayer de gagner les matchs

Son style et sa supposée nonchalance : «Ça ne m’embête pas qu’on puisse dire ça. Tant que je fais le taf, ça m’est égal. Le plus important, c’est d’essayer de faire gagner mon équipe, bien défendre et tout faire pour ne pas encaisser de but.»

Le temps entre les matchs : «On a été l’une des équipes qui a commencé le plus tard mais ça revient au même, ça veut aussi dire qu’on a eu plus de temps pour travailler, nous préparer. Là, on a encore six jours. On peut se reposer, soigner les bobos et récupérer, étudier les équipes adverses aussi».

Mike Maignan critiqué après le Sénégal : «Trop dur ? Je n’avais pas vu les critiques. Pour moi, c’est l’un des meilleurs du monde. C’est embêtant d’avoir concédé ce but à la fin mais peut-être qu’on n’a pas fait notre taf en défense… Quand on prend un but ce n’est pas que le gardien, c’est toute la défense. Aucune inquiétude sur Mike, c’est l’un des meilleurs du monde et je suis sûr qu’il fera une grande compétition.»

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Les buts encaissés par les Bleus sur les derniers matchs : «En tant que défenseur, quand tu encaisses un ou plusieurs buts, ce n’est pas réussi à 100%… Ça m’embête comme défenseur. On a gagné ce premier match. On a eu plusieurs jours pour nous entraîner et on fera en sorte de faire de plus en plus de clean sheets lors du reste de la compétition.»

L’état des pelouses : «J’étais un peu surpris au premier match… On a hésité à jouer moulés ou vissés, ce qui est rare pour moi… J’ai préféré vissés. Mais la pelouse était plus comme du synthétique, très dure… On n’a pas le choix, obligé de jouer, la même pelouse pour les deux équipes… Mais ce n’était pas top… Un impact sur le dos ? C’est embêtant mais pas le choix.»

Plus à l’aise pour défendre haut ou bas : «On peut faire les deux, s’adapter à tous types de jeu. On a tous les joueurs et les capacités à s’adapter. Ce ne sera pas simple mais on a les qualités, les joueurs et le coach pour tout faire pour gagner ce match.»

Pause fraîcheur : «Lors de la première période contre le Sénégal, ça a fait du bien, on n’était pas très bon avant, ça a permis de casser le match (sourire)… Ces pauses sont assez longues, ça coupe le match, mais la première a fait du bien.»

Olise a encore beaucoup de choses à accomplir avant de comparer à Platini ou Zidane

William Saliba

Michael Olise dans la lignée de Michel Platini ou Zinédine Zidane : «C’est un crack, un très bon joueur… Il a encore beaucoup de choses à accomplir avant de comparer à Platini ou Zidane, mais c’est un plaisir de l’avoir dans notre équipe. Il peut tout faire, débloquer des situations. Je lui souhaite d’être, un jour, dans cette cour. En tout cas, c’est un peu trop tôt… Techniquement, c’est la classe mondiale. Il peut tirer, dribbler, faire des passes… Il joue toujours juste. Ce n’est pas un mec qui va essayer de dribbler tout le monde. Quand il doit passer, il fait la passe. Quand il doit dribbler, il dribble. C’est un plaisir de l’avoir avec nous et de le voir jouer.»

Le milieu et la défense plus exposés : «Oui, bien sûr, mais c’est comme ça quand tu veux gagner et que tu as quatre offensifs, c’est plus facile de marquer mais il faut défendre plus. En tant que défenseur, ça ne pose pas de problème, on doit être prêts à ça. Quand tu as des attaquants comme ça, tu sais qu’ils vont faire le taf offensivement mais que tu devras défendre un peu plus. Ça ne me pose pas de problème… tant qu’ils marquent (sourire).»

Kylian Mbappé en hauteur pour l’opposition au lendemain de France-Sénégal : «Il n’a pas fait de debrief. Il fait ce qu’il veut, c’est le capitaine (sourire)».

Kylian Mbappé capitaine, ce que ça change : «C’est toujours le même. C’est le capitaine, il doit encore plus parler, plus de responsabilités, mais c’est toujours le même joueur qui veut faire gagner son équipe. Rien n’a changé.»

Propos recueillis en conférence de presse

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