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Et 103 matchs plus tard, nous y voilà. La 23e Coupe du monde de l'histoire va vivre ce dimanche son épilogue. Trente-huit jours nous séparent de ce match d'ouverture dans ce fabuleux stade Aztèque, forteresse qui a fini par tomber au bout d'un Mexique – Angleterre qui n'est pas loin d'être la plus belle rencontre de ce tournoi.
De Mexico à East Rutherford, théâtre de la finale, le voyage a été long. Un tourbillon d'émotions qui a entamé notre crédit sommeil et nous a sans doute coûté quelques points de vie. Les Diables n'y sont pas pour rien, avec une phase à élimination directe qui nous a presque fait oublier la mise en route difficile quand tout le monde les voyait sur une autoroute.
Entre la plus grosse polémique de l'histoire du tournoi dont on souhaite bien du plaisir à Folarin Balogun pour s'en défaire, il y a eu le grand frisson sénégalais avec un renversement de situation érigé au rang d'art de vivre par l'un des finalistes et l'élimination en quart de finale par l'autre.
Mondial-2026: Kylian Mbappé, avec 22 buts, bat le record de buts inscrits en Coupe du mondeL'Espagne connaîtra-t-elle le même destin que l'Argentine de 1986, que le Brésil de 2002 ou que la France de 2018 en devenant championne du monde après avoir sorti les Diables ? Cela viendrait sans doute consoler une partie de la Belgique du football qui ne se trompe pas vraiment si elle pense qu'elle est la nation qui, dans les matchs couperets, est celle qui a le plus fait souffrir la Roja.
Mais il y a plus fort encore : magie de l'élargissement de cette Coupe du monde à 48 version école des fans, le Cap-Vert peut se dire qu'il n'a perdu contre aucun des deux finalistes. Cet affrontement entre les champions d'Europe et celui des Amériques va participer à la construction d'une légende.
Celle de l'Espagne s'inscrit dans une forme d'héritage. En 2010, les Espagnols avaient été les premiers Européens à être couronnés roi du monde hors du Vieux Continent. À l'époque, ils étaient déjà champions d'Europe. À l'époque, ils avaient déjà ce style de jeu à 1 000 passes qui étourdit, cette manière de cacher le ballon en le conservant. Mais à l'époque, ils n'avaient pas un Lamine Yamal.
Le prodige avait déjà pris son bain avec Lionel Messi sans se douter qu'il allait le retrouver bien plus tard dans ce qui est franchement l'une des histoires les plus folles du sport. À 19 ans depuis le 13 juillet dernier, le Barcelonais diffuse l'impression de ne pas encore avoir croqué de ses dents baguées dans cette Coupe du monde, ce qui reste quand même sacrément inquiétant pour ceux qui croisent sa route. Puisque Rodri a retrouvé son meilleur niveau, soit celui d'un Ballon d'or, la Roja a des airs de favorite. Avec sa maîtrise pas loin d'être absolue. Son collectif dense. Son expression collective pure.
"Cette fois, nous laisserons le Mexique et le Canada de côté" : Trump sous les projecteurs de la finale de la Coupe du Monde de footballCelle de l'Argentine prend une autre forme. À ceux qui pensaient que s'exiler aux USA allait faire de lui à 39 ans un has been, Lionel Messi montre qu'à lui non plus, il ne faut pas lui parler d'âge. Parce que le football, il a changé. Et que lui s'est préparé depuis de longs mois en doublant les séances pour honorer cet immense rendez-vous qui peut le propulser encore plus loin, encore plus haut que les autres parce qu'il est sans doute le plus fort.
À l'aube de sa troisième finale
de Coupe du monde, l'Argentin a prouvé qu'il était un monstre d'intelligence dans une équipe qui est revenue de tout. S'arrachant à la fatalité de défaites que les chiffres lui promettaient quand, statistiquement, elle n'avait plus que 0,6 % de chance de se qualifier face à l'Égypte qui a mené de deux buts jusqu'à la 79e. Elle a ensuite expédié par le fond la Suisse puis plongé l'Angleterre avec le même mode opératoire : un renoncement absolu de la défaite et un petit génie qui fait tout basculer. Et qui est prêt à jouer un bien vilain tour à un pays qui lui a donné beaucoup de choses. L'histoire est belle. Elle promet à ses héros qui seront sacrés dans la touffeur américaine d'accéder au rang d'immortel.
"Une première mi-temps imprésentable" : Didier Deschamps revient sur la prestation des Bleus lors de la "petite finale" de la Coupe du mondePour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


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