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Coupe du monde 2026 : «Caprices de la nature», «éclairs terrifiants», la presse européenne marquée par les conditions dantesques de France-Irak

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Les Bleus se sont entraînés sous de fortes pluies à la mi-temps de France-Irak après environ deux heures d’interruption.

Les Bleus se sont entraînés sous de fortes pluies à la mi-temps de France-Irak après environ deux heures d’interruption. Icon Sport

REVUE DE PRESSE - Les conditions météorologiques de France-Irak ont impressionné la presse européenne, qui a relevé le «déluge» aux «airs de fin du monde» qui s’est abattu sur Philadelphie.

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La victoire solide de l’équipe de France face à l’Irak (3-0), dans la nuit de lundi à mardi, a été en partie éclipsée par les pluies torrentielles et multiples coups de tonnerres qui ont interrompu la rencontre pendant environ deux heures, à la mi-temps. La presse européenne a salué la puissance offensive des Bleus, tout en relevant les «conditions apocalyptiques» dans lesquels les joueurs ont dû s’exprimer.

Outre-manche, Sky Sports  a reconnu les qualités de l’équipe de France, qui a réussi à surmonter «à la fois des adversaires coriaces et les caprices de la nature pour poursuivre son début de tournoi sans faute». Une fois le premier but de Kylian Mbappé inscrit (14e), «le match a pris une tournure inédite à la mi-temps en raison des violents orages qui ont balayé la région de Philadelphie. Ce qui aurait dû être une simple pause de 15 minutes s’est transformé en un arrêt de deux heures, les organisateurs ayant été contraints de reporter la reprise du match par crainte de la foudre».

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The Guardian  s’est aussi attardé sur la «pause tempête de deux heures», qui n’a pas empêché les hommes de Didier Deschamps de «relever le défi lors d’une nuit chaude, humide, pluvieuse et orageuse en Pennsylvanie». Le quotidien britannique a observé «une ruée générale pour enfiler des vêtements imperméables» dans les tribunes à la fin de la première mi-temps. «Mais cela s’est vite avéré insuffisant face aux conditions météorologiques. Un violent orage a éclaté, puis un autre s’est abattu sur le stade. L’équipe d’entraîneurs, épuisée, s’est alors mise à planter des cônes de signalisation sur le terrain avant un second échauffement pour les joueurs».

«Il est tombé suffisamment d’eau pour remplir un lac»

En Allemagne, Bild Sport, s’est contenté de rappeler les lois en vigueur aux États-Unis en ce qui concerne les orages. «Des règles de sécurité strictes s’appliquent aux événements sportifs en cas d’intempéries. Si la foudre est détectée dans un rayon de 13 kilomètres, le match est automatiquement suspendu pendant au moins 30 minutes. Chaque nouvel impact de foudre prolonge la suspension de 30 minutes supplémentaires». Le journal de Hambourg a également tenu à rappeler «qu’avant le match, des alertes aux inondations et aux tornades ont été lancées. Un report du coup d’envoi n’était pas à exclure». En Espagne, Marca  a simplement indiqué que cette «rencontre interminable avait enfin touché à sa fin après un spectacle de près de quatre heures».

De l’autre côté des Alpes, La Gazzetta dello Sport  a relevé avec malice que «cette longue interruption a au moins permis d’éviter la farce d’une pause fraîcheur en seconde période. Il est tombé suffisamment d’eau pour remplir un lac». Le journal italien en a profité pour moquer les théories du complot auxquelles croient certains Américains : «L’arrivée d’un orage violent a obligé les spectateurs à quitter les tribunes. En 1994 (date du dernier Mondial aux États-Unis, NDLR), cela n’était pas nécessaire. Mais les partisans de la théorie de la Terre plate, présents un peu partout, y compris aux États-Unis, comprendront peut-être que la météo a changé». La Gazette dello sport a noté que la pluie était «tombée par intermittence mais que les éclairs étaient terrifiants».

En France, L’Équipe a évoqué une «mi-temps qui a duré une éternité». Le quotidien sportif a salué la force de ces «Bleus imperméables aux aléas» et «sauvés des eaux». Le Figaro  estime que ce match est «à ranger dans les livres d’histoire. À jamais dans la mémoire collective». «Les pluies diluviennes et l’ambiance apocalyptique ont tout emporté sur leur passage». Notre envoyé spécial à Philadelphie Baptiste Desprez a vu dans cette rencontre des «airs de fin du monde, entre éclairs et bourrasques, au point de ne plus voir la Skyline» de la ville. Les 69.000 spectateurs du Lincoln Financial Field se souviendront longtemps de cette interruption «en raison d’éclairs repoussant sans cesse le retour des joueurs sur le terrain. Une séquence surréaliste. Lunaire. Et magique».

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