Donald Trump sera sous les projecteurs de la finale de la Coupe du monde de football, ce dimanche soir. C'est la première fois qu'il assistera à un match de la compétition.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 10:00 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

Le président américain Donald Trump doit remettre ce dimanche le trophée au vainqueur de la finale Espagne-Argentine, près de New York, au côté du président de la Fifa. L'ultime rencontre, qui se déroulera au MetLife Stadium d'East Rutherford, dans le New Jersey, sera le premier match de la compétition, co-organisée par les États-Unis avec le Canada et le Mexique, auquel Donald Trump assistera.

S'il s'est tenu éloigné des terrains, l'hôte de la Maison Blanche a provoqué une polémique pendant le tournoi, après avoir confirmé avoir passé un appel à son ami et président de la Fifa, Gianni Infantino, pour faire annuler le carton rouge infligé à un joueur de l'équipe américaine, Folarin Balogun. Cette décision avait permis à l'attaquant d'être aligné contre la Belgique en huitième de finale, un match finalement remporté par les Diables rouges (4-1).

Il s'auto-congratule déjà

En dépit d'un déluge de critiques mettant en cause l'équité de la compétition, le président américain a considéré que le Mondial 2026 « a peut-être été l'événement sportif le plus réussi de toute l'histoire du monde ». « C'était incroyable », s'est réjoui Donald Trump vendredi lors d'une réception de la Fifa donnée à la Trump Tower à New York. Il a également affirmé que la Coupe du monde avait contribué à populariser le "soccer" aux États-Unis, où le baseball, le basket et le football américain restent rois. « Il s'est avéré que nous étions un pays de football, et je pense que cela va perdurer », a assuré Donald Trump.

Donald Trump et Gianni Infantino, vendredi lors d'une réception de la Fifa donnée à la Trump Tower à New York. Photo Sipa/AP/Jacquelyn Martin

Donald Trump et Gianni Infantino, vendredi lors d'une réception de la Fifa donnée à la Trump Tower à New York. Photo Sipa/AP/Jacquelyn Martin

La première dame américaine Melania Trump est attendue à ses côtés dans les gradins ce dimanche. Si le président argentin Javier Milei a renoncé à faire le déplacement par superstition, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et la famille royale assisteront, eux, à la finale. Et  ce, malgré les critiques de Donald Trump qui reproche à Madrid de ne pas avoir apporté son aide dans la guerre contre l'Iran. En dépit des tensions avec Washington, les dirigeants des pays co-organisateurs, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney, seront également présents.

Donald Trump a menacé d'imposer de nouveaux droits de douane au Canada. Il l'accuse de « négligence délibérée » en raison des feux de forêt qui ont enfumé une partie des États-Unis limitrophes et suscité des inquiétudes sur la qualité de l'air qui sera respiré lors de la finale du Mondial, dans un stade à ciel ouvert. Les relations restent également tendues avec le voisin du sud, le Mexique, au sujet de la répression de l'immigration mise en œuvre par l'administration américaine et de ses menaces d'intervention militaire contre les trafiquants de drogue. La dernière rencontre entre les dirigeants américain, canadien et mexicain remonte au tirage au sort de la Coupe du monde à Washington, en décembre.

Va-t-il se faire remarquer ?

Ce dimanche, l'arrivée au stade de Donald Trump, qui viendra en avion depuis son golf du New Jersey, se déroulera sous haute sécurité, avec une zone d'exclusion aérienne autour de l'enceinte. Le football sera au centre de l'attention mais le président américain pourrait chercher à braquer les projecteurs sur sa personne.

L'octogénaire, qui a brièvement joué au football dans sa jeunesse, a critiqué la tactique de jeu de l'équipe du Royaume-Uni lors de sa demi-finale perdue face à l'Argentine et le choix de l'entraîneur Thomas Tuchel d'adopter une stratégie défensive. Et l'an dernier, alors qu'il venait de remettre le trophée du nouveau Mondial des clubs dans le même stade d'East Rutherford aux joueurs de Chelsea, sa présence sur l'estrade alors que les joueurs célébraient en dansant leur victoire avait pour le moins étonné.

Le président républicain, qui a reçu Gianni Infantino à maintes reprises depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, s'est plusieurs fois vanté d'avoir obtenu l'organisation de la Coupe du monde par les États-Unis et celle des Jeux olympiques à Los Angeles en 2028 durant son premier mandat. Vendredi, il a évoqué sur le ton de la plaisanterie son souhait de voir les États-Unis organiser une autre Coupe du monde avec la Chine qu'il a accusée la veille d'ingérence dans l'élection américaine de 2020. « Cette fois, nous laisserons le Mexique et le Canada de côté », a-t-il lancé.

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