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Le RC Lens a, ce vendredi soir au Stade de France, dominé l’OGC Nice pour s’offrir la première Coupe de France de son histoire.
Un titre pour l’histoire. Ce 22 mai 2026 restera, à jamais, une date importante dans l’histoire du Racing Club de Lens. En dominant l’OGC Nice au Stade de France ce vendredi (3-1), les Lensois se sont offert leur première Coupe de France, après trois échecs en 1948, 1975 et 1998. Une délivrance pour tout un peuple. Côté niçois, la semaine débute (très) mal. Une double confrontation face à Saint-Étienne les attend, eux qui tenteront de rester en Ligue 1.
Pourtant, les signaux étaient bons lors de l’entame de la rencontre. Nice privait de ballon les Sang et Or, qui pouvaient compter sur un Ismaëlo Ganiou concentré sur les cinq premières minutes. La dynamique changeait vite. Florian Thauvin allait alors débuter son show. Après une récupération dans la partie de camp adverse, il décalait Allan Saint-Maximin sur le côté gauche… qui glissait sur le ballon (6e). Première alerte de cette belle soirée.
Quelques instants plus tard, «Flotov» s’arrachait pour récupérer un ballon, l’action terminait en corner alors qu’Odsonne Édouard s’était introduit dans la surface, bien défendu par le capitaine Dante (8e). Pas le temps de respirer que Matthieu Udol obtenait un corner, que réceptionnait Allan Saint-Maximin à gauche dans la surface. La balle passait quelques centimètres au-dessus… Les supporters lensois frissonnaient (12e).
Saint-Maximin remuant
Quelques minutes plus tard, un vent de stupeur gagnait les mêmes supporters. Robin Risser et Malang Sarr ne se comprenaient pas. Elye Wahi en profitait, en renard des surfaces, pour prendre le cuir. Plus de peur que de mal, le ballon passait au-dessus de la cage du néo-international français (14e). Il ne fallait pas avoir de torticolis ce vendredi soir, le ballon passait de droite à gauche en quelques secondes. Un clin d’œil à Roland-Garros qui débute dimanche ? Mamadou Sangaré, après un bon travail côté gauche d’Allan Saint-Maximin, voyait sa lourde frappe passer sur la droite de Maxime Dupé (15e). La rencontre s’emballait.
Décidément, encore lui. Sur un contre, Allan Saint-Maximin, très remuant depuis le début de la finale, était parfaitement lancé par Mamadou Sangaré. Un duo en forme. «Saint-Max» s’en allait dribbler le portier niçois, mais, malgré le but ouvert, voyait sa frappe parfaitement interceptée par Kojo Peprah Oppong (19e).
Nice allait alors profiter de l’élan insufflé par son défenseur. Sofiane Diop était laissé seul aux abords de la surface et profitait d’une absence de la défense lensoise pour déclencher une frappe sournoise. Robin Risser faisait le nécessaire pour détourner. Le gardien lensois était de nouveau impeccable sur le corner suivant et la tête de Dante (22e).
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Florian Thauvin allume la mèche
Après 25 premières minutes d’offensives lensoises, Florian Thauvin venait parachever le travail. Robin Risser dégageait long au pied, Clauss se manquait et Udol pouvait partir seul sur le flanc gauche. Le numéro 14 du RCL fixait pour adresser un centre, que réceptionnait Florian Thauvin, venu se frayer un chemin dans le bloc du GYM. Un contrôle de la semelle et le gaucher venait croiser parfaitement sa frappe. Tout un peuple exultait (25e, 1-0). Sans doute pour les remercier de la chaude ambiance faite, «Flotov» décidait de faire le tour du terrain pour aller célébrer devant les nombreux supporters. Auteur d’un début de match époustouflant, le champion du monde 2018 venait alors de rapprocher Lens de son premier sacre en Coupe de France. Comme un symbole.
Si le début de la rencontre était haletant, la suite du premier acte baissait en rythme. Ce qui n’était pas au goût d’Odsonne Édouard. Sur un corner juste avant la pause, tiré par… Florian Thauvin, le numéro 11 lensois crucifiait Maxime Dupé de la tête (42e, 2-0). La bande de Pierre Sage pensait alors regagner les vestiaires avec une avance de deux buts. Le jeune de 17 ans Djibril Coulibaly gâchait la fête (45+3, 2-1). Jonathan Clauss trouvait parfaitement la tête du milieu de terrain, qui trompait Robin Risser, pourtant magistral depuis le début du match. Les Niçois se donnaient alors une nouvelle chance d’y croire.
Le mythique chant Les Corons sonnait le début de la seconde mi-temps. Frissons garantis. Habitués aux 38.000 spectateurs à Bollaert, les hommes de Pierre Sage découvraient la ferveur de 80.000 spectateurs. Pour leur donner de la force ?
Un second acte pas à la hauteur du premier
Ils étaient les premiers à être inquiétés. Elye Wahi s’insérait dans la surface et dégainait une frappe croisée (47e). Il butait, encore, sur un Robin Rissier appliqué. Le capitaine Adrien Thomasson tentait de répondre, mais sa tentative s’en allait dans le petit filet droit de Maxime Dupé (52e). S’en suivait un énième numéro de «Saint Max», qui perçait la défense pour servir sur sa droite Saud Abdulhamid. Sa frappe s’envolait finalement dans le ciel de Saint-Denis (53e).
À l’image d’une reprise en deçà(61e) du premier acte, la partie baissait de rythme, à l’instar de l’équipe lensoise. Antoine Mendy pensait en profiter, mais sa frappe cognait la barre transversale (61e). Le faux rythme s’intensifiait un peu plus. Alors que les supporters nordistes s’offusquaient de la décision de Monsieur Brisard, qui ne sifflait pas une potentielle main dans la surface après un petit numéro de Florian Thauvin, Mamadou Sangaré se chargeait d’allumer la cage niçoise, en vain (71e).
Sima clôt les espoirs niçois
Il fallait attendre une dizaine de minutes pour que le public du Stade de France hausse encore un peu plus le ton. Le héros du soir, Florian Thauvin, était applaudi chaleureusement par ses supporters et regagnait le banc avec le sentiment du devoir accompli (77e). Les chants lancés à la gloire du numéro 10 lensois, Abdallah Sima, qui venait de remplacer le champion du monde 2018, clouait le spectacle (78e, 3-1).
Logiquement, les Sang et Or conservaient le ballon pendant les quinze dernières minutes. Le capitaine Florian Sotoca, entré en jeu quelques minutes auparavant, haranguait le peuple lensois. Et l’équipe tenait bon. Jérôme Brisard sifflait la fin de la rencontre. Les Lensois explosaient. Les joueurs, genoux au sol ne semblaient pas y croire. Tout comme les fans, où des larmes pouvaient s’apercevoir sur les joues. Ceci est bien réel. Le nouveau champion est Jaune et Rouge.
Cette 109e édition de la Coupe de France laissera une trace indélébile dans l’histoire du football français. Et dans celle du Racing Club de Lens. Pierre Sage, pour sa première saison dans le Nord, peut partir en vacances le cœur léger. Il aura permis au peuple lensois de se qualifier pour la prochaine campagne de Ligue des champions en obtenant une très belle 2e place en Ligue 1 et de ramener la première Coupe de France de l’histoire du club. Pour Nice, il faudra désormais vite oublier cette nouvelle désillusion de la saison, pour se tourner vers les barrages face à l’AS Saint-Étienne et tenter d’assurer son avenir en Ligue 1. Deux salles, deux ambiances.


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