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Un ancien assistant maternel de Perros-Guirec est maintenu en détention pour exhibitions sexuelles. Décision ordonnée vendredi 14 août 2026 par la cour d’appel de Rennes.
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Par Rédaction Lannion Publié le 14 août 2026 à 14h18
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a ordonné, vendredi 14 août 2026, la prolongation de la détention provisoire d’un ancien assistant maternel de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) qui avait été dénoncé par des adolescents du 14e arrondissement de Paris.
Ecroué depuis avril
Cet homme de 42 ans a été mis en examen et écroué le 15 avril 2026 alors qu’une « plainte » avait été déposée dans un commissariat du 14e arrondissement de Paris deux semaines plus tôt. Un mineur de 13 ans avait dénoncé « une exhibition sexuelle » et une « corruption de mineur » survenues la veille, le 29 mars 2026, sur le réseau social Snapchat.
L’un des amis de l’adolescent avait, selon les dires du premier, été « contacté par un utilisateur se disant mineur de 15 ans », mais l’adolescent avait « pris peur » et n’avait « pas répondu ». Le même jour, le premier adolescent avait à son tour été « approché » par le même individu : l’habitant de Perros-Guirec avait alors prétendu avoir « 15 ans » et vouloir « se faire des amis ».
Des exhibitions
Un appel vidéo avait été lancé et l’adolescent, « poussé par la curiosité », avait accepté cette conversation virtuelle.
Selon lui, le quadragénaire se serait livré à des exhibitions sexuelles devant la caméra avant de « quitter l’appel » et de « bloquer le contact » de l’adolescent. Ce dernier a expliqué aux enquêteurs parisiens qu’au moins « cinq personnes de son entourage ont été contactés ».
Déjà condamné pour des faits similaires
L’adolescent a transmis « des captures d’écran et vidéo de l’appel » aux enquêteurs : l’habitant de Perros-Guirec a été confondu par « une tâche de naissance au niveau du dos ».
Le 14 avril 2026, le Perrosien avait eu « des déclarations évolutives » en garde à vue. Il avait reconnu « être l’auteur des échanges » mais avoir « supprimé son compte Snapchat » car un mineur le menaçait de « déposer plainte ». Il a convenu « être attiré par les jeunes filles et leurs jeunes corps »…
D’après les enquêteurs, il avait de tels échanges avec des mineurs « depuis décembre 2025 » via TikTok ou Snapchat.
Le téléphone jeté dans le port
Mais l’homme était ensuite « revenu sur ses déclarations », reconnaissant simplement avoir « demandé une photo » et « visionné des films pornographiques ». Son téléphone n’a jamais été retrouvé, il l’aurait « jeté dans le port » de Perros-Guirec, comme il l’avait indiqué à sa propre mère « pendant la perquisition ».
« Plusieurs pseudonymes » et « des dizaines de conversations engagées avec un profil féminin » ont toutefois été mises au jour à partir de son matériel informatique. Or, il vit « dans un quartier où de nombreux enfants sont présents », a précisé le président de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes, à qui le quadragénaire demandait sa remise en liberté ce jeudi 13 août 2026 pour rentrer « chez sa mère âgée ».
Cet homme n’est pas inconnu de la justice : celui qui a par le passé bénéficié d’un « agrément d’assistant maternel » travaillait en tant que baby-sitter mais « il a cessé suite à de précédents faits commis dans le cadre de ses activités sur une enfant de 5 ans et pour lesquels il a été condamné ».
« Entrainé par les réseaux sociaux »
Celui qui s’était reconverti dans sa propre société de paysagiste depuis ces faits a en effet été condamné à trois reprises, dont une fois à un an de prison ferme, à purger sous bracelet électronique pour « délaissement de mineurs », « exhibition sexuelle », « détention d’images pédophiles » et « corruption de mineurs »… Il se trouve aujourd’hui en état de récidive.
Il a par la suite été condamné pour « des faits de faux et usage de faux » : dans le cadre du suivi socio-judiciaire (SSJ) auquel il devait s’astreindre, il avait transmis « de fausses attestations au nom d’un psychiatre » comme justificatifs des soins entrepris, mais ne les avait en réalité pas mis en place. Trois mois de prison avec sursis avaient alors été révoqués par le juge d’application des peines, mais ils ont finalement été transformés en « deux semaines de travaux d’intérêt général (TIG) ».
« Une problématique pédophile avérée »
L’expert psychiatre qui a rencontré ce quadragénaire a estimé que « si les faits étaient établis, son passage à l’acte relèverait de conduites sexuelles compulsives sans perversité délibérée » : il a retenu « l’altération de son discernement ». A l’audience, l’avocate générale s’est fermement opposée à sa remise en liberté : sa « problématique pédophile est avérée » et le risque de réitération est « majeur », selon la représentante du parquet général de la cour d’appel de Rennes, qui a aussi relevé sa « capacité à duper les autorités judiciaires ».
« J’ai été entraîné par les réseaux sociaux, je n’aurais pas dû mais maintenant je n’ai plus rien, plus de réseaux sociaux », a pour sa part déclaré le principal intéressé, suivi par « un psychiatre et un psychologue » en détention. Sa maman souffre « de gros problèmes de santé » et « ne peut plus se débrouiller seule » : il souhaitait donc pouvoir la rejoindre. Mais ce vendredi 14 août 2026, la cour a refusé d’accéder à sa demande.
/CB (PressPepper)
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