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Crachats, coups de pied, insultes, menaces : le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc a jugé un trentenaire de Ploulec'h pour avoir violenté sa conjointe durant plusieurs années.
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Par Rédaction Lannion Publié le 3 sept. 2026 à 10h15
La rentrée judiciaire du tribunal correctionnel de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a débuté en ce mardi 1er septembre 2026, par une nouvelle affaire de violences conjugales à Ploulec’h, près de Lannion. Cette fois, c’est un trentenaire qui est poursuivi pour avoir violenté sa conjointe durant plusieurs années. Des violences psychologiques, physiques mais également des menaces, des insultes, le tout devant les deux enfants du couple âgés aujourd’hui de 10 et 13 ans.
Domicilié dans la Vaucluse chez sa mère depuis la dénonciation des faits, l’homme est présent à l’audience du tribunal afin de répondre de ses actes.
Des années de violences
C’est en mai 2026 que la victime se décide à pousser les portes de la gendarmerie, elle est visiblement à bout et son audition fleuve en est le reflet aux dires du tribunal. Les violences auraient commencé dès le début de leur relation en 2011.
Devant les enquêteurs, la jeune femme décrit des scènes au cours desquelles elle reçoit des coups, mais aussi des crachats, des insultes, des menaces. Il lui arrivera même de recevoir au visage un hamburger et du café.
Un homme « sanguin » comme il se définit lui-même
Elle décrit son conjoint comme nerveux, lui se qualifie à la barre du tribunal comme « sanguin ». S’il reconnait avoir pu parfois se montrer insultant, il peine à reconnaître les violences physiques qui lui sont reprochées.
Reste pourtant une scène d’une extrême violence dont l’hôtesse de la soirée avait été témoin. Au cours d’une soirée chez des amis, la jeune femme est agrippée par les cheveux, une fois au sol elle reçoit de nombreux coups de pieds.
Des sous-vêtements brûlés
Un jour, lors d’un accès de colère, par jalousie, il va même jusqu’à brûler des sous-vêtements appartenant à sa conjointe.
Le chien de la famille abattu d’un coup de fusil
La victime reproche également à son conjoint d’avoir abattu leur animal de compagnie d’un coup de fusil, arme détenue illégalement par le prévenu, tout comme huit autres, découvertes au domicile familial.
D’après la victime, le prévenu aurait été mordu par leur chien, de colère, il l’aurait projeté contre le mur provoquant une blessure chez l’animal. N’ayant pas les moyens d’une visite chez le vétérinaire, il l’aurait lui-même tué.
Devant le tribunal, l’homme reconnait effectivement avoir tué son chien, mais sa version diffère, le chien est rentré blessé au domicile et, ensemble, ils auraient pris la décision de mettre fin aux jours de l’animal.
La victime, encore apeurée, absente de l’audience
Celle-ci est absente de l’audience en raison de la peur qu’elle ressent en présence de son ex-conjoint, mais également en raison de sa profession d’AESH en ce jour de rentrée scolaire.
Des souvenirs « clairsemés »
Devant les questions de la présidente du tribunal, le prévenu déclare avoir oublié certaines scènes, comme le jour où l’un de ses fils se serait réfugié sous un bureau lors d’une énième dispute entre ses parents.
Après délibérations, le prévenu est reconnu coupable des violences et de la détention illégale d’armes et de munitions. Il est en revanche relaxé pour avoir abattu son chien, en raison de l’impossibilité de dater les faits. (la prescription pour de tels faits est de six ans).
L’intéressé écope donc d’une peine d’un an d’emprisonnement assorti d’un sursis probatoire de deux ans, avec obligations de soins et de travail, interdiction d’entrer en contact avec la victime et de détenir une arme pour une durée de cinq ans. Son permis de chasse est annulé pour cette même durée.
L’exercice de l’autorité parentale est également retiré. Il devra également verser 3 300 euros de dommages et intérêts à la victime ainsi qu’à ses enfants.
S.K.
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