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Les faits se sont déroulés en pleine nuit devant la maison où s’était réunie la liste de l’élu, candidat à la mairie d’Aléria. Une enquête a été ouverte.
Passer la publicité Passer la publicitéCet incident est-il lié aux élections municipales ou s’inscrit-il sur fond de vengeance ? C’est la question que se posent les habitants d’Aléria, une commune d’environ 2500 habitants située en Haute-Corse.
Dans la nuit de dimanche à lundi 16 mars, la liste dirigée par Dominique Luciani et ses fidèles sont regroupés chez l’un des colistiers. Aux alentours de 23h30, «un pick-up est arrivé et a fait feu sur la voiture» du propriétaire des lieux, précise ce dernier, confirmant une information de Corse-Matin . Les tirs sont survenus alors qu’«un groupe de personnes dont la fille de l’élue se trouvait devant la maison.»
«On était une quarantaine», dans ce logement du centre-ville, explique Dominique Luciani. Sa liste venait alors d’essuyer une défaite au premier tour - 44,48% contre 55,52% - face à son opposant, Jean-Claude Franceschi, maire sortant dont il fut le premier adjoint pendant près de quatre ans. Le propriétaire du véhicule visé, «un pompier respecté», avait également siégé dans l’équipe municipale avant de rejoindre Dominique Luciani, au sein de l’opposition.
Une enquête ouverte pour violences volontaires
Selon ce dernier, c’est sa «liste complète» qui était visée : «on n’était même pas dans ma permanence (...) ils savaient qu’on était là», insiste-t-il. Il ajoute que «la voiture est connue dans la région» et que «certaines personnes auraient vu qui se trouvait à l’intérieur». Des images de vidéosurveillance pourraient, selon lui, permettre d’identifier le véhicule.
Très vite, ses soupçons se portent sur le camp adverse. «Ils ont touché le fond», lâche-t-il, sans toutefois s’avancer davantage sur le sujet. De son côté, Jean-Claude Franceschi, vainqueur du scrutin, dégage sa liste de toute responsabilité. «On ne peut accuser notre équipe qui n’a rien à voir avec cet acte. Il ne faut pas parler avant le résultat de l’enquête et surtout ne pas instrumentaliser ce qu’il s’est passé», réagit-il, estimant que «des gens ont peut-être profité de l’instant pour semer la zizanie.»
Contacté, le procureur de la République de Bastia, Jean-Philippe Navarre, indique au Figaro qu’une enquête pour «violences volontaires avec arme et dégradation par moyen dangereux a été ouverte et confiée à la brigade de gendarmerie de Ghisonaccia» (Haute-Corse).


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