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Une unité mobile formée de huit professionnelles de la santé ira directement à la rencontre des patients dans les locaux des organismes communautaires de l’Estrie pour leur offrir des soins de santé de première ligne.
Le modèle que propose la nouvelle Coopérative de solidarité en santé Emma vise à répondre aux enjeux d’accessibilité aux soins de santé. Le projet-pilote tentera de rapprocher les soins des populations en offrant une autre option que le réseau de santé privé.
On pense que le modèle coopératif peut nous permettre de reconstruire notre réseau public, une solidarité à la fois.
Le projet-pilote regroupe des infirmières praticiennes spécialisées, des infirmières cliniciennes, une travailleuse sociale, une sexologue et une sage-femme.
Les problématiques d'accessibilité sont au cœur de la démarche. La frustration qu'on peut ressentir en tant que professionnelle, c'est ce qui nous rassemble aussi toute l'équipe autour du projet dans nos valeurs d'accessibilité, de bienveillance aussi, mais d'être capable d'avoir et d'offrir des soins de qualité à la population, des soins de proximité, explique Mme Clusiault.
Pour les femmes et les personnes de la pluralité de genre
C'est une vraie problématique l'accessibilité à des soins pour cette population-là, mais aussi à des soins donc qui sont bienveillants et non jugeant, constate Mme Clusiault.
Elle souhaite aussi devenir un organisme conseil pour d’autres regroupements ou institutions sur ce sujet. Des soins propres à la santé des femmes, comme la contraception, les tests Pap, les suivis de grossesse et de l’hormonothérapie seront au cœur des services offerts.
La Coopérative fera des bilans de santé et traitera les otites, les pneumonies, les bronchites, les sinusites, par exemple.
Une coopérative pour s’autogérer
L’instigatrice du projet s’inquiète de voir une centralisation des services de santé. Elle y voit une détérioration des conditions de travail dans le réseau de la santé.
En se formant en coopérative, on s'assure aussi d'avoir le contrôle sur nos conditions de travail et donc d'être des professionnelles somme toute heureuses, qui trouvent du sens dans ce qu'elles font et donc qui sont capables de donner, de délivrer des soins de qualité à la population, explique-t-elle.
La Coopérative aimerait éventuellement établir un centre social à Sherbrooke pour offrir ses services à la population urbaine.
L’assemblée générale de fondation de la Coopérative aura lieu à la Maison jaune du Haut-Saint-François à Cookshire cette semaine.


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