NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Aux États-Unis, les étudiants font leur rentrée pour le semestre d'automne dans des conditions de crise sans précédent. Une guerre mondiale s'étend sur trois continents, un gouvernement fasciste de l'oligarchie démantèle les droits démocratiques, le système capitaliste pousse la planète vers la catastrophe climatique, et un mouvement grandissant de travailleurs et de jeunes se développe à travers le monde.
En Ukraine, la guerre menée par les États-Unis et l'OTAN contre la Russie a fait environ deux millions de morts et blessés. Les forces américaines sont en guerre contre l'Iran depuis six mois, tuant des milliers de civils. Le Venezuela a été envahi en janvier et son président kidnappé, et au moins 221 pêcheurs et travailleurs ont été tués par des frappes du Pentagone dans les Caraïbes. Le génocide à Gaza approche de son troisième anniversaire; plus de 73 000 Palestiniens on été tués selon le bilan officiel.
Il ne s’agit pas là de conflits distincts. Ce sont les fronts d’une même flambée de violence impérialiste visant à redessiner la carte du monde et dont les cibles principales sont la Russie et la Chine. Le budget militaire de 1 500 milliards de dollars de Trump est un budget destiné à la guerre mondiale, qui sera financé au détriment de Medicare, de Medicaid, de la Sécurité sociale, de l’éducation et du logement. La classe dirigeante se prépare à réintroduire la conscription: en décembre prochain, tous les hommes jeunes âgés de 18 à 26 ans seront automatiquement inscrits au Selective Service, l'organisme national de recensement militaire.
Cette guerre menace de devenir nucléaire. La propre évaluation de Washington, signalée par le voyage secret du directeur de la CIA à Moscou la semaine dernière, est qu'une guerre ouverte entre l'OTAN et la Russie est un danger imminent.
Depuis plus de quatre ans, le Parti démocrate présente la guerre en Ukraine comme une guerre pour la « démocratie ». Le sort de Bogdan Syrotiuk révèle cette imposture. Le 10 août, un tribunal ukrainien a condamné ce trotskyste de 27 ans, dirigeant de la Jeune Garde des bolcheviks-léninistes, à 15 ans de prison pour « haute trahison ». Les preuves retenues: six articles anti-guerre publiés sur le World Socialist Web Site et sa critique de la glorification étatique des collaborateurs nazis. Bogdan s'est opposé à la fois à l'invasion de Poutine et à l'offensive guerrière de l'OTAN et il a appelé les travailleurs russes et ukrainiens à s'unir contre la guerre. Il s'est vu refuser des soins médicaux, et il doit faire appel avant le 9 septembre.
Une guerre sans fin à l'extérieur ne peut être maintenue sans dictature à l'intérieur. En 20 mois, l'administration Trump a bâti à l'échelle nationale un réseau de camps de concentration et a tué des travailleurs dans la rue en toute impunité. Après que des agents fédéraux eurent abattu Renée Good, mère de trois enfants, et Alex Pretti, un infirmier qui s'était arrêté pour filmer une arrestation, le vice-président JD Vance a déclaré que le tueur était « protégé par une immunité absolue ».
Le Mémorandum présidentiel sur la sécurité nationale n°7 (NSPM-7) désigne «l'anti-américanisme, l'anticapitalisme et l'anti-christianisme » comme les ingrédients communs du «terrorisme intérieur». Huit étudiants de l'université du Michigan risquent un inculpation pour complot au niveau fédéral, passible de 20 ans de prison, pour avoir protesté contre le génocide à Gaza. Quinze personnes du Minnesota ont été inculpés de complot pour entrave à agents fédéraux après s'être opposés à des raids de l'ICE. Dans l'affaire Prairieland (Texas) 15 opposants à l'ICE ont été condamnés à un total cumulé de 556 ans de prison pour «soutien matériel au terrorisme». Durant la rafle nationale visant les scientifiques chinois, Danhao Wang, chercheur postdoctoral à l'université du Michigan, s'est suicidé en mars, un jour après un interrogatoire hostile du FBI.
L'administration Trump est un gouvernement de l'oligarchie, par l'oligarchie et pour l'oligarchie. Sa fonction est de transférer encore plus de richesses vers le sommet par le biais de baisses d'impôts, de la dérégulation et du démantèlement des programmes sociaux. Sur cette base, elle mène une campagne systématique pour ériger une dictature présidentielle. Il ne s'agit pas là de la psychologie d'un seul homme, mais du résultat d'une longue décomposition de la démocratie américaine ayant ses racines dans une concentration de richesses incompatible avec des formes démocratiques de gouvernement.
Le Parti démocrate n'est pas une opposition à ce régime, mais bien son partenaire. En janvier, 149 démocrates de la Chambre ont voté pour le budget de guerre de 839 milliards de dollars. En août, les démocrates du Sénat ont adopté la loi de financement qui maintient en activité l'ICE et les camps, ce que Schumer a qualifié de «voie responsable à suivre». Quelques jours plus tard, Hakeem Jeffries a rencontré Jared Kushner pour chercher un « terrain d'entente ». Le différend des démocrates avec Trump est qu'il ne défend pas assez efficacement l'impérialisme américain. Ce qu'ils redoutent, ce n'est pas la dictature mais la classe ouvrière, et leur rôle est de maintenir sous contrôle l'opposition de masse à Trump.
Les Socialistes démocrates d’Amérique (DSA) remplissent ce rôle dans la « gauche » du parti. Leurs candidats, notamment Zohran Mamdani, aujourd’hui maire de New York, ont remporté les suffrages des jeunes qui rejettent le capitalisme. Mais les DSA ne sont pas un parti socialiste. C’est une faction du Parti démocrate qui colporte l’illusion que le capitalisme peut être réformé par la voie électorale, et son rôle est de confiner la radicalisation de la jeunesse au système bipartite capitaliste. Mamdani a rencontré deux fois Trump à la Maison-Blanche et gouverne avec l’establishment démocrate, imposant l’austérité aux travailleurs qui l’ont élu.
L'opposition est immense. Les meurtres de Good et Pretti ont fait descendre 100 000 personnes dans les rues de Minneapolis et déclenché des grèves dans les lycées de tout le pays, alimentant les manifestations «No Kings» du 28 mars, estimées à 8 millions de participants, la plus grande action de protestation en une seule journée de toute l'histoire des États-Unis. Des millions de personnes ont manifesté contre le génocide à Gaza, contre l'ICE et contre la dictature. Chez les jeunes, la cote du capitalisme est tombée au plus bas niveau jamais enregistré.
Le problème n'est pas un manque d'opposition. C'est un problème de perspective. Ces mouvements n'ont pas stoppé la marche du régime, parce qu'ils reposent sur la fausse prémisse qu’on peut faire pression sur la classe dirigeante pour qu'elle change de cap — qu'un nombre suffisant de gens dans la rue poussera les démocrates à agir, les tribunaux à intervenir ou Trump à reculer. Mais la classe dirigeante est en guerre et elle construit une dictature parce que la défense de sa richesse et de sa position dans le monde l'exige. On ne peut pas faire pression sur elle. On ne peut que la vaincre.
Les manifestations de masse expriment une réelle détermination à combattre. Ce qui leur fait défaut, c'est une perspective reliant cette opposition à la seule force sociale capable de l'emporter. Seule la classe ouvrière possède le pouvoir social objectif de mettre fin à la dictature, au génocide et à la guerre mondiale. Elle compte plus de 3,5 milliards de personnes dans le monde, la grande majorité de l'humanité, et c'est la classe qui produit toute la richesse de la société. Elle est internationale, et ses intérêts sont inconciliables avec le capitalisme.
En 1861, la défense de la démocratie exigeait l'abolition de l'esclavage. Aujourd'hui, elle exige l'abolition du capitalisme. La politique de l'IYSSE n'est pas une « politique étudiante ». L'IYSSE lutte pour arracher les étudiants à l'isolement du campus et les tourner vers la classe ouvrière — pour porter le combat contre la guerre et la dictature dans les usines, les entrepôts, les hôpitaux et les écoles.
Cela exige qu’on étudie l'histoire. Les contradictions qui ont produit la Première Guerre mondiale en 1914 ont aussi produit la Révolution russe de 1917 et ces mêmes forces sont à l'œuvre aujourd'hui. Le trotskysme est le marxisme du XXIe siècle. Il poursuit le combat mené par Léon Trotsky, le dirigeant de la révolution de 1917 aux côtés de Lénine, contre la bureaucratie stalinienne usurpatrice du pouvoir qui assassina les socialistes qui l'avaient faite. C’est le Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI), dont l'IYSSE est le mouvement de jeunesse, qui continue l’œuvre de Quatrième Internationale, fondée par Trotsky en 1938.
Sur tous les continents, les luttes des travailleurs se heurtent aux bureaucraties syndicales, véritable police anti-grève au service des grandes entreprises, contre lesquelles le CIQI construit l'Alliance ouvrière internationale des comités de base (IWA-RFC). L'IYSSE lutte pour construire des comités de la base sur les campus et sur les lieux de travail afin d'unir étudiants et travailleurs dans un combat commun contre la guerre, la dictature et l'oligarchie.
Au milieu du carnage de la Première Guerre mondiale, Rosa Luxembourg posait cette alternative: le socialisme ou la barbarie. Ce qui l'emportera dépend de si la classe ouvrière trouve sa direction révolutionnaire — et de si vous entreprenez cette lutte. Portez la lutte pour la libération de Bogdan Syrotiuk sur chaque campus. Construisez des clubs de l'IYSSE. Rejoignez l'International Youth and Students for Social Equality (IYSSE - Le Mouvement international des jeunes et des étudiants pour l’égalité sociale) et luttez pour la révolution socialiste mondiale.


1 day_ago
13






















.jpg)






French (CA)