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Encourager les consommateurs à réparer plutôt que racheter de nombreux objets du quotidien, c’est l’objectif du bonus réparation qui permet de bénéficier d’une ristourne directement déduite de la facture du réparateur. À condition de faire appel à un professionnel labellisé comme Didier Deum, dépanneur électroménager en Haute-Saône.
Edwige Prompt - Aujourd'hui à 06:45 - Temps de lecture :
Il combat l’obsolescence programmée. Didier Deum démonte des réfrigérateurs, ausculte des machines à laver et ranime des télés. Le Haut-Saônois exerce une profession devenue rare, celle de dépanneur d’appareils électroménagers. Réussir à « réparer plutôt que jeter à la poubelle », c’est une « satisfaction, la base de notre métier », pour le technicien de Sirguey Ménager, l’entreprise de son épouse Fabienne.
Ce réflexe vertueux est encouragé depuis fin 2022 par le bonus réparation, un dispositif qui a apporté une nouvelle clientèle à l’affaire familiale de Pusey. 60 euros pour un téléviseur, 50 euros pour un lave-vaisselle ou un ordinateur, 25 euros pour un smartphone ou un four… Ces montants forfaitaires allègent les factures des réparations pour offrir une seconde vie aux équipements électriques, aux vêtements, aux meubles, aux vélos. Seule condition pour en bénéficier : faire appel à un réparateur détenteur du label QualiRépar (pour les appareils électriques et électroménagers), présenté comme un gage de sérieux et de compétence.
Montant moyen : 33 euros
Sirguey Ménager a été labellisé après avoir fourni de nombreux justificatifs. À l’inverse, « le client n’a rien à faire », assure Didier Deum. Le bonus réparation est déduit automatiquement. Pour se faire rembourser de la différence, Fabienne Sirguey-Deum transmet devis numérisés et photos à Ecosystem, qui gère, avec d’autres éco-organismes le fonds réparation. « Cela fait du boulot, mais c’est normal, c’est de l’argent public », souligne la patronne qui vante les mérites du système : « 50 euros en moins pour une machine à laver, ce n’est pas négligeable. J’ai fait des devis avec des restes à payer de seulement 80 euros, ça vaut le coup quand un appareil neuf coûte 500 euros ».
Les clients de Didier Deum, réparateur électroménager en Haute-Saône, peuvent profiter du bonus réparation pour offrir une seconde vie à leurs appareils. Photo Patrick Bar
Issu de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire de 2020, le dispositif est financé par les consommateurs via l’éco-participation. Selon un bilan d’Ecosystem publié en janvier 2026, plus de 62 millions d’euros ont été versés en trois ans, ce qui représente près d’1,9 million d’appareils à la durée de vie prolongée. Montant moyen de la ristourne : 33 euros. Téléphone portable, lave-linge et lave-vaisselle composent le top 3 des équipements électriques les plus réparés d’après l’éco-organisme.
Didier Deum confirme qu’on l’appelle le plus souvent pour ressusciter lave-linge et lave-vaisselle, des appareils dont on se sert au quotidien, sans toujours savoir comment bien doser le détergent. Quant aux motivations de ses clients, elles sont davantage économiques qu’écologiques, constate le Haut-Saônois.
Les produits éligibles au bonus Réparation et les réparateurs labellisés sont recensés sur le site jerepare.fr


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