Il est considéré comme le Nobel des droits humains et pourtant, le prix Martin Ennals n’aura pas de lauréat en 2026. Ces dernières années, la Fondation Martin Ennals, liée à la récompense, a changé à plusieurs reprises son conseil et sa direction. Surtout: dès 2022, des problèmes financiers ont été observés.
La Ville de Genève, principal bailleur de fonds du Prix, avait ainsi sauvé l’édition de 2025 avec des efforts supplémentaires. Mais elle a mené un audit qui s’est poursuivi cette année. Celui-ci a révélé «des risques de gestion, de gouvernance et en termes financiers», a dit vendredi à Keystone-ATS une porte-parole du Département des finances, de l’environnement et du logement (DFEL), confirmant une information de la Tribune de Genève. Or, la Fondation Martin Ennals n’a pas réussi à rectifier le tir, ajoute-t-elle. En 2025, elle a notamment affiché près de 125 000 francs de pertes.
En conséquence, la subvention habituelle de plusieurs dizaines de milliers de francs ne sera pas attribuée cette année, compromettant la distinction qui était remise sans discontinuer (à l'exception de 2018) depuis 32 ans par dix ONG internationales. «C’est dommage. En ce moment, les droits humains sont attaqués de toutes parts», a admis la porte-parole de la Fondation. Les coupes internationales des financements n’aident pas, selon elle. «On va toute faire» pour relancer un prix de ce type, ajoute-t-elle.
Même si elle n’est pas encore décidée, une liquidation de la Fondation Martin Ennals semble probable. Quant au Prix en lui-même, des discussions sont menées avec d’autres acteurs des droits humains.
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