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Par Thomas Engrand
Publié le 07/08/2026 à 09h02, mis à jour le 07/08/2026 à 09h25
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Après un début de saison marqué par les fermetures des établissements devant l’avancée des flammes, le secteur tente de faire revenir les vacanciers dans le Sud-Ouest.
Passer la publicité Passer la publicitéLes images étaient impressionnantes, mais la tempête est passée. Tel est le message dit et répété par les professionnels du tourisme, depuis la fin des incendies dans le Sud-Ouest de la France. « Les gens ont peur de voir un cadre dévasté. Ce n’est pas vrai du tout», a une nouvelle fois rappelé Franck Chaumes, président de la branche restauration de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (Umih), la fédération qui regroupe les professionnels du secteur, ce vendredi matin sur BFM Business.
Depuis que les feux sont éteints, presque tous les établissements ont rouvert et attendent avec impatience les vacanciers. «Les clients sont de retour mais pas suffisamment», confirme le restaurateur, qui dit subir «une cascade d’annulation». Selon lui, une ville comme Bordeaux fait par exemple face à une baisse de la fréquentation de « 50 à 80% ». À Arcachon, le chiffre serait de «-40%».
Réussir son été est pourtant une obligation vitale pour ces acteurs, particulièrement dans les régions touchées par les incendies. « 80% du chiffre d’affaires de la saison à lieu entre le 14 juillet et le 31 août», détaille Franck Chaumes. Or, la plupart ont déjà dû fermer 10 jours fin juillet à cause des feux de forêts. « On ne rattrape pas ce qui a été perdu », pointe le professionnel.
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L’Umih n’est pas restée inactive. L’organisation a lancé une campagne de communication en cinq langues. Baptisé : «Ne nous abandonnez pas», elle doit inciter les touristes locaux et internationaux à revenir. Dans leur combat, les restaurateurs ont pu compter sur le soutien de l’État. Un dispositif exceptionnel d’activité partielle, avec un reste à charge de zéro pour l’employeur a été mis en place. Important mais insuffisant pour Franck Chaumes qui demande la création d’un «prêt incendie » pour aider les gérants à faire face aux charges fixes.
De son côté, l’exécutif entend aussi partager un message «résolument positif» pour soutenir les acteurs du tourisme. Les voyants sont «plutôt au vert», et la situation revient «presque» à la normale, a indiqué Bercy lors d’un point presse, cette semaine. «Pour touristes qui avaient prévu de venir, venez ; et pour ceux qui ne savaient pas où venir, venez», a indiqué l’entourage du ministre des PME et du Tourisme, Serge Papin.


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