Le week-end dernier, l'Iran a dénoncé une attaque sur l'une de ses infrastructures hydrauliques et l'approvisionnement d'une trentaine de villages a été affecté. Le lendemain, Bahreïn a été visé : l'une de ses stations de dessalement a été endommagée par un drone iranien. C'est désormais la production d'eau potable qui est visée pour faire plier l'ennemi.
La production d'eau est de plus en plus ciblée dans le conflit au Moyen-Orient. Dans cet environnement aride, les pays du Golfe dépendent de la désalinisation de l'eau de mer pour subvenir aux besoins de leurs habitants.
"Les usines de dessalement sont un point stratégique majeur"
Les stations de dessalement sont donc vitales, explique Barah Mikail, spécialiste du Moyen-Orient : "Au niveau des pays du Golfe, 70 à 90% de l'approvisionnement en eau de ces pays provient des usines de dessalement, mais de surcroît, une grande partie de ces usines est connectée au réseau électrique. C'est ce que l'on voit au niveau du Bahreïn et des EAU, il y a une partie du réseau qui est dépendante de la production d'une énergie hydroélectrique".
L'Iran a aussi tout intérêt à s'attaquer à l'or bleu de ces pétromonarchies pour affaiblir leurs économies. Sans eau douce, de nombreux secteurs industriels, mais aussi les data centers ou l'extraction et le raffinage de pétrole seraient à l'arrêt.
"Si on n'a plus d'usines de dessalement, on a un pan de l'économie qui tomberait, donc oui, les usines de dessalement sont un point stratégique majeur et c'est ce qui rend ces infrastructures extrêmement vulnérables". Des infrastructures vulnérables qui ne sont pas pour autant protégées contre des attaques considérées comme des crimes de guerre par l'ONU.


3 month_ago
19



























.jpg)






French (CA)