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Concert de casseroles : Tchiroma appelle à battre le pavé ce 23 mai

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Issa Tchiroma Bakary appelle ses partisans à un concert de casseroles ce samedi 23 mai 2026, à 20 heures précises, pendant cinq minutes. L’appel, relayé sur ses réseaux sociaux et coordonné par le Conseil pour la Souveraineté du Cameroun (CSC), s’inscrit dans une campagne de pression hebdomadaire lancée depuis le 21 mars 2026. L’objectif affiché : contester les résultats officiels de la dernière élection présidentielle camerounaise.

Ce que demande concrètement le CSC

Le mode opératoire est simple. Chaque samedi à 20h, les sympathisants sont invités à faire du bruit depuis leur domicile, avec des marmites, casseroles ou assiettes, pendant environ cinq minutes. Filmer. Partager. Répéter.

Le CSC se présente comme « parlement ad hoc du peuple » et coordonne l’action. Dans le texte diffusé le 21 mai, l’organisation affirme qu’Issa Tchiroma Bakary a « gagné l’élection présidentielle » et que Paul Biya est un « imposteur à la présidence ». Des affirmations que rien ne confirme à ce stade sur le plan juridique ou institutionnel, aucune instance officielle n’ayant validé ces résultats alternatifs.

La communication du CSC promet une « deuxième étape » du combat. Laquelle ? Pas de précision pour l’instant.

Une stratégie de rue qui cherche son écho

Le concert de casseroles n’est pas une invention camerounaise. Ce type d’action, le « cacerolazzo », vient d’Amérique latine. Il a été utilisé au Chili, en Argentine, plus récemment au Sénégal autour de Ousmane Sonko. Tchiroma et le CSC reprennent la même mécanique : du bruit symbolique, coordonné, filmable et partageable.

Pourtant, la comparaison s’arrête là. Sonko disposait d’une base populaire construite sur des années de mobilisation, une majorité parlementaire des deux tiers et une légitimité électorale reconnue internationalement. Le CSC, lui, opère depuis l’extérieur du pays, sans reconnaissance officielle d’aucune institution.

C’est un pari risqué. Transformer un appel en ligne en mobilisation visible dans les rues de Douala ou Yaoundé est une autre histoire.

La question reste entière : combien de Camerounais sortiront vraiment leurs casseroles ce samedi soir ?

Christiane Tamoura Engo

Christiane Tamoura Engo

Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.

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