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La première ministre du Nouveau-Brunswick a demandé de trouver des économies de 10 à 15 % dans les ministères. Susan Holt estime toutefois que toutes les solutions ne seront pas envisagées pour atteindre ces cibles de réduction budgétaire.
Si le déficit continuait à se creuser au même rythme que sur le reste de l’année, il pourrait mathématiquement dépasser la barre du milliard de dollars d’ici le mois de mars prochain.
La première ministre s’attend donc à ce qu’il ait des décisions difficiles à prendre pour finaliser le prochain budget.
Toutefois, cela ne signifie pas que Susan Holt est prête à étudier toutes les solutions.
Certaines choses ne sont pas sur la table, comme une augmentation de la TVH. On ne cherche pas à faire augmenter le coût de la vie pour les Néo-Brunswickois, expliquait la première ministre en marge de son discours sur l’état de la province, jeudi soir.
Susan Holt ne dit cependant pas non aux péages sur les routes.

La première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, croit que son gouvernement aurait pu faire mieux en ce qui concerne l'accès aux soins primaires. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Stephen MacGillivray
Des propositions seront soumises au grand public dans les prochaines semaines, assure-t-elle, en promettant d’écouter la population.
On a plusieurs options, mais je suis certaine que les Néo-Brunswickois vont nous dire : "non, non, non, ne touchez pas ça, mais nous sommes d'accord avec ce choix ici". On va utiliser ce feedback pour finaliser nos décisions, a-t-elle avancé, répondant en français.
Ne pas toucher aux fonctionnaires sur le terrain, dit un ministre
Plusieurs ministres avancent qu’eux aussi avaient des postes de dépenses à protéger à tout prix.
Pour Gilles LePage, ministre de l'Environnement et du Changement climatique, les agents du ministère sur le terrain ne doivent pas être touchés par les compressions.
Ce qu’on veut et ce que je ne veux absolument pas couper, c’est l’impact en région. Notre personnel qui fait de la surveillance et de l’évaluation. Ces gens-là sur le terrain qui nous donnent les données et qui mettent l'importance de l'enforcement [l'application] de nos lois et de nos règlements, donc si on fait ça, on met l'environnement en danger, affirme-t-il.

Gilles LePage, ministre de l'Environnement et du Changement climatique. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
De son côté, David Hickey, ministre responsable de la Société d’habitation du Nouveau-Brunswick, n’est pas aussi clair.
La crise de logement en ce moment au Nouveau-Brunswick, on doit répondre à ça avec les supports que nos communautés ont besoin pour assurer qu’on peut construire plus de logement abordable, plus de logement tout court, dit-il.

David Hickey, ministre responsable de la Société d’habitation du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
Il reconnaît que la situation est loin d’être simple et pourrait mener à des décisions crève-cœurs. On sait aussi qu’on est dans une place financière qu’on doit avoir des conversations qui sont vraiment difficiles.
La ministre de l’Éducation, Claire Johnson, qui avait été au cœur d’une polémique l’année dernière suite aux compressions réclamées aux districts scolaires de la province, avance que le gouvernement ne touchera pas à ce qui a trait à la numératie, la littératie et la lutte contre l’absentéisme.
Avec des informations de Frédéric Cammarano


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